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Médias et géants de la tech : l'Australie va-t-elle inspirer d'autres pays ?

ÉCLAIRAGE - L'Australie a voté une loi pour garantir une rémunération de la presse de la part de Facebook et Google. La Nouvelle-Zélande cherche à l'imiter, et d'autres pourraient suivre.

Médias et géants de la tech : l'Australie va-t-elle inspirer d'autres pays ? (illustration)
Médias et géants de la tech : l'Australie va-t-elle inspirer d'autres pays ? (illustration)
Crédit : ALASTAIR PIKE / AFP
Coline Daclin & AFP

C'est une décision qui a fait du grabuge en Australie. Le Parlement australien a voté jeudi 25 février une loi qui oblige les géants de la tech Facebook et Google à rémunérer les groupes de presse. Objectif : leur garantir "une rémunération équitable en échange du contenu qu'elles génèrent". 

Mais Facebook et Google ne se sont pas laissés faire si facilement. Google a dans un premier temps menacé de fermer son moteur de recherche en Australie, tandis que Facebook a carrément bloqué pendant une semaine tous les contenus d'actualité sur sa plateforme. Finalement, tous deux ont réussi à trouver un accord avec le gouvernement australien.

Mais pour les géants du numérique, la bataille n'est peut-être pas terminée. Au vu du succès de la mesure australienne, d'autres pays pourraient faire de même et réclamer une rémunération pour leurs médias. 

La Nouvelle-Zélande en tête

La Nouvelle-Zélande a ainsi demandé mercredi 3 mars à Google et Facebook de conclure, avec les médias de l'archipel, des accords analogues. Le ministre néo-zélandais en charge des médias, Kris Faafoi, a dit envisager l'adoption d'une règlementation visant à contraindre les géants de la tech à rémunérer les éditeurs de presse pour leurs contenus. 

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Il a également assuré avoir déjà rencontré des représentants de Google et Facebook. "Je suis convaincu que les discussions commerciales qui ont lieu entre les médias traditionnels et les plateformes numériques vont également commencer en Nouvelle-Zélande et je les encourage", a déclaré Kris Faafoi.

De son côté, le Premier ministre australien Scott Morrison a indiqué en février que la loi était scrutée par de nombreux dirigeants à travers le monde. Il en aurait notamment parlé lors d'entretiens téléphoniques avec le Premier ministre indien Narendra Modi et le Canadien Justin Trudeau

Et en Europe ?

Alors que les médias affrontent un peu partout dans le monde une importante crise financière, et que les recettes publicitaires sont absorbées essentiellement par les plateformes, l'Europe aussi compte bien agir. L'Union Européenne a adopté en 2019 une directive, dite des "droits voisins", qui impose aux géants du numérique de signer des accords de rémunération avec les médias. 

Mais ce nouveau droit à peine entré en vigueur en France, Google avait décidé unilatéralement de moins bien référencer les journaux qui refuseraient de le laisser continuer à exploiter gratuitement leurs contenus. Une amende "dissuasive" pourrait être prononcée contre la firme à ce sujet. Depuis, l'Alliance de la presse d'information générale (Apig) et Google ont annoncé mi-janvier un accord qui ouvre la voie à une rémunération des journaux.

Pour le moment, aucun texte n'a été signé par Facebook, qui préfère mettre en avant ses propres initiatives, comme ses fonds de soutien au journalisme ou encore Facebook News. Cette dernière initiative, lancée à partir de mai en Allemagne, consistera en un fil d'actualité exclusivement composé d'articles d'éditeurs de presse, rémunérés par Facebook. Elle existe déjà aux États-Unis, et au Royaume-Uni.

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