1 min de lecture Élections américaines

Trump : les GAFA, nouveaux maîtres de la censure ?

INVITÉS RTL - Éric Brunet et ses invités s'intéressent ce dimanche 17 janvier au pouvoir des GAFA, en particulier les réseaux sociaux Facebook et Twitter, qui ont décidé de censurer le président américain Donald Trump.

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"Où va la France ?" : Les GAFA, nouveaux maîtres de la censure ? Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
Eric Brunet Journaliste

Les GAFA sont-ils devenus les nouveaux maîtres censeurs ? Après l'invasion du Capitole par les pro-Trump le 6 janvier, Facebook et Twitter ont bloqué définitivement les comptes de Donald Trump. Twitter a supprimé 70.000 comptes liés à la mouvance conspirationniste. En France, des personnalités politiques de tous bords, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par le ministre Gabriel Attal, se sont insurgés contre un "droit de censure" exercé par des acteurs privés.

Sur le bannissement de Donald Trump, Fabrice Epelboin se dit "gêné dans la mesure où les conséquences risquent d'être bien pires que de le laisser sur les réseaux sociaux. Les électeurs américains vont se retrouver dans le dark social, dans les groupes privés et qui sont sous l'écran radar ". Ce spécialiste des médias sociaux, qui enseigne à Sciences Po pointe du doigt le double-jeu de Facebook, "complice avéré de l'élection de Donald Trump".

Même son de cloche chez Jean-Bernard Schmidt, directeur général et cofondateur du média en ligne Spicee : "les réseaux sociaux sont d'une hypocrisie incroyable, ils ont gagné beaucoup d'argent et de pouvoir grâce à Donald Trump. En jouant de la tension permanente, le président américain a poussé à l'interaction" et donc à ce que les internautes produisent toujours plus de contenu. "La haine, la colère sont des carburants économiques phénoménaux pour les réseaux sociaux."

Pour Mounir Mahjoubi, ancien secrétaire d'État chargé du numérique, "on a besoin de plus de règles (sur internet, ndlr) mais elles doivent émaner du peuple et donc des lois nationales", et non des réseaux sociaux eux-mêmes. Il appuie le projet européen de créer "une solution de régulation intelligente avec des sanctions très élevées en cas de non-respect : les amendes vont aller jusqu'à 6% du chiffre d'affaires mondial" des plateformes.

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