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Livres brûlés au Canada : RTL a rencontré une conseillère du projet qui a choqué le monde

ENQUÊTE - Accusés de propager des stéréotypes sur les autochtones, une trentaine de livres avaient été brûlés dans des écoles canadiennes lors de "cérémonies de purification".

Des livres pour enfants dans une bibliothèque (illustration)
Des livres pour enfants dans une bibliothèque (illustration)
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Livres brûlés au Canada : RTL a rencontré une conseillère du projet qui a choqué le monde
04:24
Livres brûlés au Canada : RTL a rencontré une conseillère du projet qui a choqué le monde
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Alexis Gacon - édité par Sarah Belien

On en avait parlé il y a quelques semaines, une histoire surprenante révélée par nos confrères de Radio Canada. Des milliers de livres ont été retirés d'une bibliothèque scolaire en Ontario, dont certains détruits par le feu. Parmi les livres retirés, on retrouvait Tintin en Amérique, Astérix et les Indiens... Le conseil scolaire catholique scolaire de Providence est à l'origine de cette destruction.

RTL a pu rencontrer sur place Suzy Kies, membre de ce conseil, qui se définit comme une knowledge carrier (porteuse du savoir autochtone, ndlr). C'est à ce titre là qu'elle avait été consultée par un comité qui, lui, a décidé du retrait des œuvres et de la destruction de milliers de livres. Une image choquante qui a fait le tour du monde.

Une petite partie des œuvres, une trentaine de livres, avaient également été détruits en 2019, dans une cérémonie de "purification par la flamme". L'idée pour le conseil était de détruire des œuvres qui propagent, selon eux, des clichés racistes sur les premières nations du Canada. Dans Tintin en Amérique, on voit notamment Milou traiter les premières nations de "sauvages". Il y avait également des livres d'auteurs autochtones qui utilisaient des clichés, selon le comité.

Le feu comme purificateur

Suzy Kies a été surprise par la réaction forte qui a suivi cette affaire. Et explique que brûler un objet, que ce soit un livre ou autre, pour les premières nations du Canada, cela ne veut pas dire la même chose. "Une des choses qui avait été recommandée c'était d'éliminer les stéréotypes négatifs qui créent un environnement discriminatoire. Tous les conseils scolaires ont commencé à réviser les livres qu'il y avait dans leur bibliothèques, c'est quelque chose qu'ils font normalement. Puis ils ont fait une cérémonie de purification. On voit le feu comme quelque chose qui ramène la forêt en vie", plaide-t-elle.

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Pour Suzy Kies, le projet a été mal compris, mal perçu et ne voit pas de problème avec l'initiative. Cette membre du conseil scolaire s'interroge réellement sur la manière de faire disparaître les stéréotypes racistes, notamment l'opposition des cowboys et des indiens. "Si on laisse ces livres là dans les bibliothèques, on va avoir une nouvelle génération qui va faire face à ces stéréotypes."

Par ailleurs, même si Suzy Kies affirme qu'elle est d'origine autochtone, son ascendance est contestée dans une enquête de Radio-Canada. Le conseil scolaire a pris ses distances avec elle depuis."

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