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La crise énergétique est-elle comparable au choc pétrolier de 1973 ?

PODCAST - François Lenglet se penche sur les conséquences de la flambée des prix de l'énergie. Bruno Le Maire estime que la crise actuelle est "comparable" au choc pétrolier de 1973. Est-ce vrai ?

Des pompes à essence dans une station service (illustration)
Des pompes à essence dans une station service (illustration)
Saison 3 - 24. La crise de l'énergie est-elle "comparable" au choc pétrolier de 1973 ?
00:15:08
François Lenglet - édité par Sylvain Zimmermann

À l’automne 1973, le cartel des pays producteurs de pétrole, des pays du Moyen-Orient en particulier, a brutalement multiplié par quatre le prix du baril de pétrole. Comme le niveau des taxes sur l’essence était bien plus faible qu’aujourd’hui, il y a eu des répercutions très fortes à la pompe pour les automobilistes.

À époque, les voitures de taille modeste consommaient couramment 10-12 litres au 100. Ce choc pétrolier a été à la fois économique et psychologique. Il y a eu plusieurs causes qui ont joué, mais facteur clé c’est un événement qui s’est déroulé deux ans auparavant : la fin des accords monétaires de Bretton Woods, qui actaient la fin de la parité du dollar avec l'étalon-or. Cela a été la fin de l’énergie bon marché pour les occidentaux.

Et le choc pétrolier actuel, quelles conséquences peut-il avoir sur l'économie ? Les mêmes qu'en 1973, s'il est durable. En gros, 3 points de PIB prélevés sur le pouvoir d’achat global si les prix des carburants restent au niveau où ils sont : plus de 2 euros le litre d’essence. En 1973, la croissance était de 6,3 %, en 1975, la France a connu sa première récession à -1%. Il y a une relation directe entre le prix de l'énergie et la croissance.

Vers une perte de pouvoir d'achat ?

Aujourd’hui, il n’y a pas d’échelle mobile des salaires comme en 1973. En France, les salaires augmentent moins vite que l'inflation, cela va donc se traduire par une perte de pouvoir d’achat.

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La Banque de France prévoit entre 0,5 et 1% de croissance en moins pour l’année 2022. Cela semble faible, mais c’est imprévisible. Tout dépend de l'évolution de la guerre en Ukraine. Car le conflit a des répercussions sur l’approvisionnement en énergie, notamment en gaz. Cela peut changer considérablement l’équation énergétique pour l’année actuelle.

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>> Hors-série Lenglet-Co, un podcast hebdomadaire présenté par François Lenglet, qui vous donne les clés pour tout comprendre des évolutions et des mutations économiques, en Europe et dans le monde. Le journaliste en profite aussi pour tordre le cou à de nombreuses idées reçues sur l'économie.

Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl.fr.

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