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ÉDITO - Guerre en Ukraine : gaz, pétrole, blé... Quelles conséquences économiques ?

Poutine a lancé ce jeudi 24 février une offensive militaire en Ukraine. Quelles seront les conséquences économiques de cette attaque chez nous, en France ?

La ville de Kiev le 24 février 2022
La ville de Kiev le 24 février 2022
Crédit : DANIEL LEAL / AFP
ÉDITO - Guerre en Ukraine : gaz, pétrole, blé... Quelles conséquences économiques ?
00:05:26
ÉDITO - Guerre en Ukraine : gaz, pétrole, blé... Quelles conséquences économiques ?
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François Lenglet - édité par William Vuillez

Alors que la guerre a commencé en Ukraine, RTL s'attarde sur les conséquences économiques de l'attaque russe débutée cette nuit. La principale courroie de transmission, c'est l'énergie bien sûr, parce que la Russie est le troisième producteur mondial de pétrole et le premier producteur de gaz. Donc les prix vont monter, c'est très probable, d'autant que déjà, traditionnellement, le baromètre de la peur, c'est le prix du pétrole. On est à 102 dollars ce jeudi matin, au plus haut depuis 2014 et les experts disent qu'il est désormais vraisemblable qu'on monte à 125 dollars le baril. 

Ça voudrait dire un prix à la pompe pour nous consommateurs, très très élevé, beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui, où on est déjà aux records. Tout cela s'explique aussi parce que les stocks sont au plus bas, qu'il y a eu des sous investissements importants. Ce stress sur le marché du pétrole arrive à un moment où les fondamentaux étaient déjà très tendus. 

Sur le gaz, c'est la même chose, c'est peu probable que la Russie coupe littéralement le gaz à l'Europe, rappelons qu'elle fournit 40% du gaz consommé chez nous. Mais ce qui est possible, c'est que le gazoduc qui traverse l'Ukraine soit purement et simplement interrompu, soit qu'il soit endommagé, soit qu'il soit coupé, justement pour éviter son explosion dans une zone de combat. 

Donc là, pour le coup, ce serait embêtant. Pour les semaines qui viennent ce n'est pas très grave parce qu'en France, nos réserves sont aux alentours de 30%. C'est assez classique à cette période de l'année, à la fin de l'hiver, mais il va falloir qu'on remplisse ça, faute de quoi on aura des conséquences à l'automne prochain.

Le prix des céréales va grimper

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Sur le marché des céréales là encore, la Russie est un très gros acteur, sur le blé notamment, tout comme l'Ukraine. Ce sont pratiquement les deux premiers producteurs mondiaux qui sont en guerre l'un avec l'autre. Donc, on peut avoir aussi une montée des prix. En fait, Poutine a transformé son économie en arme de guerre, c'est-à-dire, justement, en la concentrant sur des secteurs qui peuvent avoir des leviers sur nous.

L'autre conséquence, bien sûr, c'est une inhibition de l'investissement au plan mondial, c'est-à-dire que les gens aient peur du coup, voyant la guerre se développer, de poursuivre leurs projets économiques ou d'en développer. Des conséquences sur la croissance mondiale sont possible pour 2022, rien qu'à cause de cette inhibition de l'investissement et le fait que finalement, ça perturbe tous les projets.

Des sanctions contre la Russie ?

Chaque État occidental va décider probablement de son lot de sanctions. La France, l'Europe, le Royaume-Uni et les États-Unis bien sûr. La plus élevée, c'est Swift, ce fameux réseau de transactions internationales qui permet le commerce mondial et qui, de fait, autorise tous les pays qui l'utilisent à se servir du dollar. Donc, il est probable que l'Amérique interdise l'utilisation de Swift par la Russie de façon à essayer de l'isoler.

Pour la Russie, ce n'est pas très gênant parce qu'elle a déjà mis en place une espèce d'alternative avec la Chine notamment, il y a une partie de son commerce qui se fait déjà en dehors du dollar, notamment toutes les transactions qui vont se faire avec la Chine. Il y aurait des conséquences pour nos exportateurs qui seraient très problématiques, dans le luxe, pour l'agroalimentaire... Donc, en voulant faire souffrir la Russie, on se prendrait le boomerang dans la figure. 

Il y a aussi les grosses entreprises installées là-bas. La plus grosse c'est TotalEnergies qui exploite différentes infrastructures dans la presqu'île de Yamal, au-delà du cercle polaire en Sibérie, une région extrêmement riche en hydrocarbures. Inutile de dire que les sanctions pourraient lui porter un coup embêtant. On se souvient que dans un cas similaire, quand l'Iran a été frappé de sanctions, Total a fini par renoncer à exploiter en Iran et a cédé sa participation aux Chinois parce que le risque était trop important de subir des sanctions américaines. Un marché sans lequel un pétrolier ne peut pas fonctionner. 

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