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Italie : la résurgence de groupuscules fascistes inquiète après des violences à Rome

Plusieurs arrestations ont eu lieu dans les rangs des militants d'extrême droite ces derniers jours en Italie. À tel point que le pays s'interroge aujourd'hui sur la résurgence de groupuscules ouvertement fascistes.

Une rue de Rome, samedi 9 octobre, en marge d'une manifestation anti-passe sanitaire
Une rue de Rome, samedi 9 octobre, en marge d'une manifestation anti-passe sanitaire
Crédit : Tiziana FABI / AFP
Italie : la résurgence de groupuscules ouvertement fascistes inquiète
02:52
Olivier Bonnel

Une véritable prise d’assaut, samedi dernier du siège de la CGIL, le principal syndicat en Italie, par des manifestants d’extrême droite, en plein de cœur de Rome. Des scènes très violentes qui ont fait le tour du pays. C’est une manifestation contre le passe sanitaire en Italie qui a dégénéré. 

Plusieurs arrestations ont eu lieu dans les rangs des militants d’extrême droite et l’Italie s’interroge aujourd’hui sur la résurgence de groupuscules ouvertement fascistes, et un groupe en particulier : Forza Nuova. C’est un petit parti né en 1997 et qui gravite au cœur de la galaxie fasciste italienne. L’un de ses fondateurs, Roberto Fiore est connu depuis la fin des années 70 pour avoir appartenu à des groupes terroristes d’extrême-droite. 

Le programme de Forza Nuova est sans ambiguités : interdiction de l’avortement, blocage total de l’immigration, ou encore abrogation des lois anti fascistes. Les militants de Forza Nuova qui sont parfois aussi des ultras de clubs de foot n’hésitent pas à utiliser la violence et se heurtent souvent aux forces de police.

"Des monstres que l’on ne voulait pas voir"

Paolo Berizzi, journaliste du quotidien La Repubblica, est l’un des meilleurs spécialistes des groupuscules fascistes en Italie. Pour lui, les violences de samedi dernier à Rome ne sont pas vraiment une surprise : "pendant des années on m’a dit que je m’occupais d’un sujet qui n’existait plus. On me disait que les fascistes étaient morts il y a 70 ans. En réalité on s’est rendu compte, un samedi d’octobre que les fascistes non seulement existent mais qu’ils ont leurs escadrons"

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"Donc on a découvert des monstres que l’on ne voulait pas voir", poursuit-il, "et qui aujourd’hui sont visibles aux yeux de tous. Les images de ce qui s’est passé à Rome nous ont raconté ce que l’on feignait de voir ou ce que l’on n’a pas voulu comprendre." 

Quel avenir pour ces groupes fascistes ?

Paolo Berizzi raconte aussi que les groupes d’extrême droite comme Forza Nuova n’ont cessé ces derniers mois de capitaliser sur la colère d’une partie des Italiens qui défilaient contre les mesures sanitaires prises par le gouvernement au point, on le voit aujourd’hui de s’infiltrer et de déborder des manifestations plutôt pacifiques à l’origine.


Alors quel est l’avenir de ces groupes fascistes comme Forza Nuova dans le pays ? Le débat qui agite la péninsule depuis trois jours c’est de savoir si ces groupes seront dissous. C’est ce que souhaite le Parti Démocrate, la formation de centre gauche qui a déposé une motion en ce sens. Mais les politiques sont divisés. C’est le gouvernement qui pourrait décider par décret de dissoudre Forza Nuova. La société civile elle, se mobilise : une grande manifestation antifasciste est prévue samedi prochain dans le centre de Rome, à l’appel des syndicats. 

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