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INVITÉS RTL - Guerre en Ukraine : peut-on se passer du gaz russe ?

La guerre en Ukraine relance le débat de l'indépendance énergétique de la France. Comment se passer des énergies russes ?

Vladimir Poutine le 18 février 2022.
Vladimir Poutine le 18 février 2022.
Crédit : Sergei GUNEYEV / Sputnik / AFP
Peut-on se passer du gaz russe ?
00:07:51
Peut-on se passer du gaz russe ?
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Yves Calvi_
Yves Calvi

En pleine guerre avec l'Ukraine, sanctionner la Russie n'est pas sans conséquences pour les pays de l'Union européenne. "En France, il y a 17% de notre gaz qui vient de Russie", indique Nicolas Goldberg, expert énergie au sein du cabinet Colombus Consulting. Dans ces conditions peut-on (ou doit-on) se passer du gaz russe ?

"À mon avis, on va devoir le faire, estime le spécialiste. En fait, on ne va pas avoir le choix parce que là, on discute des sanctions que l'Union européenne va pouvoir prendre vis-à-vis de la Russie. La Russie discute des mêmes sanctions qu'elle veut pouvoir prendre vis-à-vis de l'Union européenne." Il cite l'exemple du gazoduc Nord Stream 2, projet abandonné entre la Russie et l'Allemagne, en rétorsion aux sanctions économiques.

Pourtant, ces sanctions sont indispensables selon Anne Bringault, coordinatrice des programmes au Réseau action climat : se passer des énergies russes, c'est aussi baisser les moyens alloués à la guerre en Ukraine. "Le gaz et le pétrole russe, c'est 15% du PIB russe, donc ce sont des milliards qui vont financer la guerre, et il faut tout de suite couper les vivres de M. Poutine pour l'inciter à arrêter cette guerre."

Il faut vraiment réduire notre consommation d'énergie

Anne Bringault

Les stocks de gaz de l'Union européenne ne pourront cependant pas rattraper la pénurie qui approche, malgré ce qu'avance Ursula von der Leyen, la Présidente de la commission. "On sort de l'hiver, ils sont quand même un peu vides. En France, c'est 25% de notre consommation de gaz qu'on peut stocker sur notre territoire. Il y a une obligation en France de remplir les stockages gaz chaque année. C'est pour ça que cet hiver, on avait des stockages qui étaient plus remplis que la moyenne de l'Union européenne."

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La solution réside selon Anne Bringault dans la limitation de nos dépenses. "Il faut vraiment réduire notre consommation d'énergie. C'est le premier levier. On l'a vu avec les chocs pétroliers dans les années 70, les mesures anti-gaspi. Là, il faut faire pareil. Si on réduit de 1 degré le chauffage, on va baisser sa consommation de 8%, selon des calculs de l'association NégaWatt. Donc c'est quand même majeur."

L'association plaide pour des politiques de lutte efficaces contre la précarité énergétique :le chèque-énergie mais pas seulement. "Il est largement insuffisant, explique Anne Bringault. On demande au Réseau action climat qu'il passe à 700 euros". Pour les déplacements en transports, l'association demande aussi des aides pour les ménages les plus précaires qui souffrent le plus des hausses des prix à la pompe.

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