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Guerre en Ukraine : OTAN, Donbass, Nord Stream 2... Le lexique pour tout comprendre

Entre l'alliance militaire occidentale et les traités diplomatiques signés puis reniés...de nombreux concepts sont liés à la guerre en cours en Ukraine. RTL vous explique tout.

Les présidents de l'Ukraine et de la Russie, Volodymy Zelensky et Vladimir Poutine.
Les présidents de l'Ukraine et de la Russie, Volodymy Zelensky et Vladimir Poutine.
Crédit : AFP
micro generique
Benoît Leroy

Quelles garanties brandissent les Ukrainiens face à la Russie ? Pourquoi une attaque russe va à l'encontre de toutes les discussions internationales ? Pourquoi l'OTAN n'intervient pas ? Pour répondre à toutes ces questions, RTL.fr revient point par point sur les différents termes employés à propos de cette crise, qui s'est transformée en guerre.

Premier acteur majeur des événements : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Il s'agit d'une alliance militaire. Elle réunit à ce jour 30 États-membres dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et certains États baltes. Pour autant, l'Ukraine ne fait pas partie de l'alliance. Bien que le régime de Volodymyr Zelensky affiche désormais clairement ses ambitions de rejoindre l'OTAN. 

L'objectif affiché par l'alliance militaire occidentale est la défense de ses pays membres. En effet, l'article 5 de la convention liant les participants dispose qu'une attaque contre un pays vaut attaque aux autres membres

Révolution de Maïdan

Fin 2013, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch refuse de signer un accord d'association avec l'Union européenne en l'échange d'un prêt de 20 milliards d'euros. Conséquence, des manifestations se réunissent sur la place de l'Indépendance à Kiev ("Maïdan", en ukrainien). Malgré cela, le président au pouvoir décide de se tourner vers la Russie qui lève les barrières douanières et propose 15 milliards d'euros.

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En février 2014, Ianoukovitch est destitué par le Parlement. Dans le même temps, des manifestations prorusses sont organisées dans l'est et le sud du pays. En avril, ceux-ci proclament l'indépendance de Donetsk.

Le Donbass, région séparatiste depuis la révolution démocratique

Véritable point chaud depuis le début de la crise ukrainienne, la région du Donbass, située à la frontière avec la Russie est au cœur du conflit. En effet, Vladimir Poutine a reconnu le 21 février dernier deux provinces de cette région comme indépendantes : Donestk et Lougansk.  Ces deux territoires avaient, en quelque sorte, fait sécession avec le reste du pays à la suite du renversement du président Viktor Ianoukovytch, en 2014.

Depuis, les dirigeants autoproclamés de ces territoires sont prorusses. En cause ? Une très forte proportion de russophones parmi les habitants de ces régions. Juste avant la guerre lancée par Moscou, les forces russes s'étaient principalement massés à la frontière de ces régions, pour faire pression sur les autorités ukrainiennes.

Accords de Minsk

Ils représentaient la base diplomatique des échanges sur la région ukrainienne. En reconnaissant l'indépendance des séparatistes le 21 février dernier, Vladimir Poutine a déchiré les accords signés à Minsk en février 2015. 

Parmi les décisions imposées par ces accords figuraient notamment des échanges de prisonniers, une restauration des relations économiques et un retrait des troupes étrangères. En outre, l'accord signé entre la Russie et l'Ukraine prévoyait une restauration des frontières de l'Ukraine. En échange, le Donbass devenait une région autonome rattachée au territoire ukrainien.

Le mémorandum de Budapest, une garantie balayée par Moscou

Autre argument international brandi par Kiev, le memorandum de Budapest, signé en 1994 après la chute de l'URSS. En échange d'une garantie de l'intégrité de leurs territoires, les anciennes républiques soviétiques s'engageaient à ne plus disposer de l'arme nucléaire. 

Le document avait été validé par les États-Unis et la Russie en 2009. Dès 2014 et l'annexion de la Crimée, l'Ukraine s'y était référé pour s'opposer aux manœuvres russes. Moscou avait organisé un référendum, très largement critiqué et non reconnue, dans ce territoire. L'issue avait été un rattachement pur et simple au territoire russe.

Transnitrie, Ossétie du Sud et l’Abkhazie

La stratégie utilisée actuellement en Ukraine n'est pas sans rappeler celle utilisée par Vladimir Poutine en 2008. Cette année-là, la Géorgie reproche au régime russe de vouloir annexer deux provinces qui ont autoproclamé leur indépendance : l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.  Le 8 août 2008, après que les autorités géorgiennes ont attaqué une ville indépendantistes, la Russie reconnaît leur indépendance. Et ce, même après un cessez-le-feu. Des soldats russes sont toujours présent dans le territoire géorgien.

Pour ce qui est de la Transnistrie, région séparatiste moldave, la situation n'est guère différente. Depuis la chute de l'URSS, la Russie soutient le régime prorusse présent dans cette région. Même si, pour l'heure, Moscou n'a pas reconnu son indépendance. L'objectif pour Vladimir Poutine : s'assurer de disposer d'une sphère d'influence notable.

Finlandisation

C'est possiblement l'avenir de l'Ukraine. Une sorte de neutralité forcée. Le terme vient de la fin du deuxième conflit mondial. En 1944, la Finlande signe un armistice avec la Russie (URSS, à cette époque), qu'elle a combattue dans le camp nazi. Dans cet accord, et jusque dans les années 1990, la Finlande s'aligne sur la politique extérieure de son voisin soviétique. Il lui est interdit d'adhérer à l'OTAN ou à l'Union européenne.

Bien que libérée de cette clause, la Finlande poursuit une certaine neutralité. Même si, en 1995, elle a adhérée à l'UE. Le pays collabore avec l'OTAN, sans en être membre.

Nord Stream 2

Le gazoduc Nord Stream 2 doit relier la Russie à l'Allemagne pour l'approvisionnement en gaz. La nouveauté : il s'affranchit d'un passage dans les terres ukrainiennes. Lancée en 2018, la construction du gazoduc a été de nombreuses fois suspendue.

Une fois en service, Nord Stream 2 devait permettre à l'Allemagne de doubler ses capacités de transports de gaz. À la suite de l'invasion russe, la mise en service du gazoduc n'est plus d'actualité. Le processus de certification ayant été suspendu par le chancelier allemand.

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