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États-Unis : Mike Pence, un vice-président fidèle et soumis

À la suite des émeutes du Capitole, Mike Pence est devenu la figure morale du pays, gérant la transition avec Joe Biden face à l'abandon de Donald Trump.

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États-Unis : Mike Pence, un vice-président fidèle et soumis Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Lionel Gendron édité par Ryad Ouslimani

Dans deux jours, mercredi 20 janvier, Donald Trump laissera donc la place à Joe Biden. Et Kamala Harris, elle, prendra la place de Mike pence. Ce dernier a été très discret et même très soumis pendant 4 ans. Mais depuis quelques jours c’est lui qui fait office de président car Donald Trump, on peut le dire, a lâché l’affaire.

Par exemple quand il faut appeler la famille du policier tué pendant l’assaut du Capitole, c’est Mike pence qui le fait. Quand il faut rendre visite aux soldats de la garde nationale en ce moment, c’est Mike Pence qui y va. Et mercredi lors de la cérémonie d’investiture, Donald Trump on le sait la boude, et bien c’est Mike Pence qui représentera en quelque sorte l’autorité présidentielle. Par sa présence, et contrairement à son chef, il reconnaît la victoire de Joe Biden.

Jeudi, il a appelé Kamala Harris pour la féliciter. Il lui a même proposé Air Force Two pour se rendre à l’investiture. En ce moment, c’est plutôt l’équipe de Mike Pence qui parle avec celle du président élu pour la transition. C’est d’ailleurs amusant de penser qu’il y a quatre ans c’est Joe Biden en tant que vice-président sortant qui accueillait le vice-président Pence.

La future autorité morale ?

Et Mike Pence restera sans doute comme le personnage central du désormais tristement célèbre 6 janvier, le jour de l’attaque du Capitole. En tant que président du Sénat, il devait certifier la victoire de Joe Biden ce jour-là. D’habitude c’est une formalité, mais Donald Trump lui a mis une énorme pression pour qu’il ne le fasse pas. Ça a été la limite de Mike Pence, qui a dit qu’il n’irait pas contre la constitution. Donald Trump lui en a énormément voulu. Il a même tweeté que son vice-président manquait de courage.

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Mike pence est même devenu une cible pour les manifestants avec notamment cet horrible : "Pendez Pence, pendez Pence ". Il a reçu des menaces, et ça a été un tournant pour Mike Pence. Pendant plusieurs jours, lui et Donald Trump ne se sont pas parlé. On a même cru qu’il pourrait s’engager sur la voie du 25e amendement pour démettre le président. Finalement, on le sait, et ne s’est pas rebellé

Et en fait si Donald Trump se coupe totalement de Washington, Pence pourrait faire office d’ancien président. Représenter cette autorité morale pendant une grande crise par exemple. En tout cas ces jours-ci c’est bien lui qui représente la Maison-Blanche.

Un vice-président qui n'a pas fait d'ombre à Trump

Au final, ce qu’on va retenir de Mike Pence c'est que c’était un vice-président qui n’a pas fait d’ombre. Il a validé toute la politique de Donald Trump. Notamment sur la gestion de l’épidémie de coronavirus. Politiquement, Donald Trump l’a choisi pour s’assurer l’électorat évangélique. Très conservateur sur les questions de société : anti-avortement anti-mariage gay. Il a déclaré il y a quelques années qu’il refusait de se retrouver seul dans une pièce avec une femme, si sa propre femme n’est pas là pour ne pas céder à la tentation.

Il a fait une sorte de discours d’adieu tout à l’heure. Il était accompagné de la "Second lady", encore plus discrète que son mari, je pense que pratiquement personne n’est capable de reconnaître Karen Pence sur une photo. Il a rappelé que ces 4 dernières années, les États-Unis n’ont pas ouvert de nouveau front militaire. C’est vrai. Le bilan économique est considéré comme étant plutôt bon.

Mais dans l’inventaire, il y a aussi la gestion catastrophique de l’épidémie, et cette propension de Donald Trump à diviser le pays, mettre de la tension. Tout ça validé par Mike Pence, son fidèle second.

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