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États-Unis : comment l'armée a annoncé "par erreur" son retrait d'Irak

La lettre du commandement militaire américain prévenant Bagdad d'un redéploiement des forces américaines a été envoyée par "erreur", a fait savoir le Pentagone lundi 6 janvier.

Des soldats américains en Irak en octobre 2019
Des soldats américains en Irak en octobre 2019 Crédit : Delil SOULEIMAN / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

C'est un invraisemblable couac du Pentagone qui a eu lieu dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 janvier. En pleine crise avec l'Iran, l'armée américaine a annoncé dans une lettre qu'elle comptait entamer le redéploiement de ses troupes en Irak, en vue d'un retrait. Sauf que les autorités militaires américaines ont démenti dans la nuit. 

La faute, officiellement, à un courrier qui n'aurait jamais dû partir. "C'était un projet (de lettre) non signé", envoyé à quelques leaders militaires irakiens parce que les mouvements de troupes américaines en Irak se sont accrus ces derniers jours, a expliqué à la presse le général Milley. Mais "il n'aurait jamais dû être envoyé", a-t-il ajouté. "C'est une erreur commise en toute bonne foi".

Bagdad avait annoncé un peu plus tôt que l'armée américaine lui avait dit préparer son retrait. Dans ce courrier, le général Seely expliquait au commandement militaire irakien que Washington était en train de "repositionner" les forces de la coalition antijihadistes dans le but d'"un retrait de l'Irak de manière sécurisée et efficace".

Une "formulation" équivoque

Ce paragraphe "est mal formulé", a ajouté le général Milley. Cela "implique un retrait. Ce n'est pas ce qui se passe." Selon le chef du Pentagone Mark Esper, les États-Unis redéploient leurs troupes en Irak mais ne quittent pas le pays. "Aucune décision n'a été prise de quitter l'Irak. Point", a déclaré à la presse le ministre américain de la Défense. "Cette lettre ne correspond pas à notre état d'esprit aujourd'hui".

Les États-Unis comptaient 5.200 soldats en Irak, jusqu'à l'arrivée la semaine dernière de plusieurs centaines d'autres pour protéger l'ambassade dans la Zone verte, un quartier ultrasécurisé de Bagdad, attaquée mardi par des milliers de pro-Iran.

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Un cafouillage embarrassant qui intervient en pleine crise avec Téhéran, après l'assassinat en Irak du général Qassem Soleimani par une frappe américaine. Mardi 7 janvier, le Parlement iranien a adopté en urgence une loi classant toutes les forces armées américaines comme "terroristes". 

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