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États-Unis : Joe Biden assure que Vladimir Poutine est "un tueur"

Lors d'un entretien à la télévision américaine, le président américain a estimé que son homologue russe est "un tueur", et "qu'il va payer".

Joe Biden a assuré que Vladimir Poutine était un tueur
Joe Biden a assuré que Vladimir Poutine était un tueur
Crédit : Pavel Golovkin, Eric BARADAT / AFP / POOL
Ryad Ouslimani
Journaliste

C'est une déclaration qui renvoie aux déclarations les plus fermes du temps de la Guerre froide, entre présidents américains et dirigeants russes. Cette fois-ci c'est Joe Biden qui dégaine face au maître incontesté de la Russie, Vladimir Poutine. Dans un entretien diffusé mercredi 17 mars par la chaîne américaine ABC, le journaliste George Stephanopoulos a demandé à "Potus" si son homologue était "un tueur". Ce à quoi Biden a répondu : "Oui".

Et le président en place depuis à peine deux mois ne s'est pas arrêté là : "Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer", a-t-il ajouté. Si on ne sait pas exactement à quel sujet fait référence Joe Biden, la tension est présente entre les deux pays notamment à propos de l'opposant Alexeï Navalny, empoisonné au novitchok et soigné en Allemagne

De retour en Russie pour mener la fronde anti-Poutine, il a été arrêté, jugé, et mis dans une prison parmi les plus rudes, qualifiée récemment de "camp de concentration" par Navalny. L'empoisonnement a été imputé par les États-Unis à la Russie, et Washington a exigé sa libération. 

Biden a eu une conversation directe avec Poutine

Très vite un premier dignitaire russe, président de la chambre basse du Parlement et proche de Vladimir Poutine, a dénoncé "de l'hystérie due à de l'impuissance". "Poutine est notre président et une attaque contre lui, c'est une attaque contre notre pays", a écrit sur son compte Telegram Viatcheslav Volodine. "Avec ses déclarations, Biden a insulté les citoyens de notre pays", a ajouté celui qui fut le numéro 2 l'administration présidentielle russe entre 2011 et 2016.

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Le président Biden affiche depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier une grande fermeté à l'égard du maître du Kremlin, par opposition avec la bienveillance souvent reprochée à son prédécesseur Donald Trump jusque dans son camp républicain. Washington a déjà sanctionné début mars sept hauts responsables russes en réponse à l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny.

Le renseignement américain est aussi en train de mener un examen de différents autres faits dont les États-Unis ont déjà ouvertement soupçonné à la Russie, dont une récente cyberattaque géante et le versement de primes à des talibans pour qu'ils tuent des soldats américains en Afghanistan. Dans un tout nouveau rapport, les autorités américaines ont par ailleurs accusé "des acteurs liés au gouvernement russe" de nouvelles ingérences électorales en 2020, après celles de 2016.

La Russie dément en bloc les ingérences

Vladimir Poutine "en paiera les conséquences", a également dit Joe Biden au sujet de ces ingérences. "Nous avons eu une longue conversation lui et moi, je le connais assez bien", a expliqué le dirigeant démocrate. "Au début de la conversation, je lui ai dit: 'Je vous connais et vous me connaissez, si j'en viens à la conclusion que vous avez fait cela, soyez prêt'" pour les conséquences, a-t-il rapporté, sans préciser à quoi il faisait allusion exactement. 

Du côté russe, on a dénoncé les accusations d'ingérences électorales. Le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov, a ajouté que "ce rapport est incorrect, tout à fait sans fondement et sans preuve". "La Russie ne s'est pas ingérée dans les élections précédentes" de 2016 ayant abouti à la victoire de Donald Trump "et elle ne s'est pas ingérée dans les élections de 2020" remportées par Joe Biden, a-t-il assuré. Selon lui, ce rapport est un "prétexte pour remettre à l'ordre du jour la question de nouvelles sanctions" contre la Russie.

Joe Biden a néanmoins affirmé qu'il voulait pouvoir "travailler" avec la Russie, notamment sur des dossiers d'"intérêt commun", à l'instar de la prolongation de l'accord de désarmement nucléaire New Start décidée peu après son arrivée au pouvoir.

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