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États-Unis : comment la Russie est intervenue dans l'élection de 2016

ÉCLAIRAGE - Selon les renseignements américains, la Russie a, en 2016, cherché à faire basculer l'élection américaine en faveur de Donald Trump, au détriment d'Hillary Clinton.

Hillary Clinton et Donald Trump lors du troisième débat présidentielle
Hillary Clinton et Donald Trump lors du troisième débat présidentielle Crédit : Robyn Beck / AFP
Victor
Victor Goury-Laffont Journaliste

Le jeudi 10 septembre, le département du Trésor américain a annoncé avoir sanctionné un parlementaire ukrainien, qui, "depuis plus de 10 ans", agirait comme "agent" russe. Celui-ci aurait tenté de "discréditer" Joe Biden, candidat à l'élection présidentielle américaine face à Donald Trump

Cette accusation, démentie le lendemain par Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a fait réapparaître l'idée d'une volonté du Kremlin de perturber le déroulé du scrutin présidentiel aux États-Unis, ou d'influencer son résultat. Une telle ingérence russe a eu lieu en 2016, selon les renseignements américains, dans le but de faire élire Donald Trump

Impossible de savoir dans quelle mesure les actions russes ont influencé le résultat de l'élection de 2016. Un rapport du procureur Robert Mueller, rendu en 2019, a cependant permis de comprendre le mode opératoire employé par Moscou.

Des campagnes de désinformation en ligne

Dès 2013, la Russie monte la "Internet Research Agency" (IRA). Son objectif : former des "trolls" pour influencer l'opinion publique, a révélé une enquête de Buzzfeed de 2014. À l'époque, l'opération vise surtout à faire basculer l'avis de la population mondiale quant aux opérations russes en Ukraine.

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Trois ans plus tard, en février 2016, les employés de cette "usine à troll" reçoivent une nouvelle consigne de leur direction, selon le rapport Mueller, celle de critiquer Hillary Clinton "à chaque opportunité", ainsi que les autres candidats à l'élection présidentielle américaine, à l'exception de Donald Trump et Bernie Sanders.

Entre 2015 et 2017, l'IRA aura généré 80.000 publications sur Facebook, son réseau social le plus utilisé. En tenant compte des partages, commentaires et mentions "j'aime", jusque 126 millions d'utilisateurs y auraient été exposés.

Des piratages ciblés

Au cours de l'année 2016, des cyberattaques russes auraient visé la campagne officielle d'Hillary Clinton, le Comité national du Parti démocrate, mais aussi celui du Parti républicain et le sénateur Marco Rubio.

Ces démarches auraient donné accès à des informations confidentielles, via des piratages réussis de boîte mail. Selon le rapport de Robert Mueller, certains des e-mails ont ensuite été transmis au site Wikileaks qui a publié, en 2016, plusieurs correspondances entre des hauts-gradés du Parti démocrate.

L'entreprise Microsoft a signalé, le 10 septembre 2020, que de nouvelles cyberattaques russes sont déployées dans le cadre de l'élection présidentielle du 3 novembre. Selon le géant de l'informatique, deux autres acteurs étrangers tenteraient également d'intervenir : la Chine et l'Iran.

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