1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Présidentielle américaine : la Russie, la Chine et l'Iran ont-ils tenté de manipuler les résultats ?
3 min de lecture

Présidentielle américaine : la Russie, la Chine et l'Iran ont-ils tenté de manipuler les résultats ?

Dans le but d'affaiblir les États-Unis, Moscou et Téhéran ont lancé des attaques pour changer la perception du public. À contrario, la Chine n'aurait finalement pas agi, contrairement à ce qu'affirmait Donald Trump.

Vladimir Poutine le 27 juin 2020
Vladimir Poutine le 27 juin 2020
Crédit : Alexey NIKOLSKY / Sputnik / AFP
Présidentielle américaine : la Russie, la Chine et l'Iran ont-ils tenté de manipuler les résultats ?
03:44
Lionel Gendron

Un rapport du renseignement américain vient d’être déclassifié. Il concerne le déroulement de la dernière élection présidentielle. Les relations avec Moscou vont rester fraiches. En effet, il apparait que la Russie aurait essayé de manipuler les résultats. Et ce qui est important, c’est que Vladimir Poutine, lui-même, qui a autorisé ces opérations. Comment ? En essayant de dénigrer Joseph Biden en influençant des proches de Donald Trump.

Le rapport ne donne pas de nom, mais Rudolph Giuliani apparaît entre les lignes. Vladimir Poutine serait très lié à un député ukrainien Andrei Derkach, considéré comme un agent russe par les États-Unis. Ce dernier a diffusé des enregistrements audio censés montrer que Joe Biden et son fils avaient eu des activités illégales en Ukraine. Une rhétorique reprise par Rudolph Giuliani, notamment dans sa conférence de presse mémorable où il transpirait sa coloration capillaire. Le but était ainsi de changer la perception du public envers le candidat démocrate. En gros, salir son image.

Selon le rapport, Moscou se serait assez vite rendu compte que Joe Biden allait quand même gagner. Mais ces attaques avaient un autre but : affaiblir les États-Unis. Ce rapport va avoir une incidence car, selon CNN, la Maison Blanche préparerait des sanctions pour la semaine prochaine. L’administration Biden dit réfléchir. En tout cas, elle ne dément pas.

La Chine n'aurait pas mené d'attaque

Mais ce rapport des services de renseignements ne désigne pas seulement Moscou. En effet, Téhéran et Pékin sont cités également, à des degrés divers. L'Iran aurait tenté une opération très ciblée, visant Donald Trump. L’Iran n’avait aucune envie que ce dernier soit réélu. Ainsi, des pirates informatiques se seraient fait passer pour des membres du groupe d’extrême droite, les "Proud Boys", et ont envoyé des messages menaçants à des électeurs démocrates. 

À lire aussi

Le but était de faire courir le bruit que les "Proud Boys" étaient le bras armé de Donald Trump. L'opération est tombée à plat, mais elle a démontré que d’autres pays que la Russie auraient aimé perturber les élections américaines. Des attaques peu coûteuses, selon les services de renseignements, et les États peuvent facilement nier leur implication. À noter que la Chine n’aurait pas mené d’attaques, contrairement à ce que disait Donald Trump. Elle aurait envisagé de le faire mais aurait reculé. Surtout, selon le rapport, Pékin ne voyait pas un avantage à soutenir un candidat plutôt qu’un autre.

Véritable rapport ou coup de communication ?

À priori, cette affaire n'est toutefois pas comparable à l’ingérence russe dans l’élection de 2016, car la Russie et l’Iran auraient compromis la sécurité des opérations électorales, mais il n’y aurait pas eu d’impact sur les votes ou le dépouillement. Ils seraient juste arrivés aux portes du système en gros. En 2016, la Russie aurait eu accès aux boîtes mails du parti démocrate, diffusé des fausses vidéos sur les réseaux sociaux et aurait constamment essayé de prendre le contrôle de sites Internet gérant les élections pour falsifier le vote.

Il n’y aurait pas eu de tentatives d’inverser le vote, c’est-à-dire de prendre le contrôle de machine à compter les bulletins. Néanmoins, ce genre de rapport des services de renseignements c’est aussi une arme de communication. Ils affirment que les élections n’ont pas été compromises. Mais si ça avait été le cas, est-ce qu’ils le diraient ? Pour l’instant personne n’est en mesure de confirmer ou infirmer, mais on peut au moins se poser la question.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/