Assistera-t-on à une nouvelle ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine ? En 2016, le Kremlin avait, selon les renseignements américains, cherché à faire basculer le résultat du scrutin en faveur de Donald Trump. Plusieurs éléments mènent à penser que l'histoire se répète.
Le jeudi 10 septembre, le département du Trésor américain a annoncé des sanctions à l'encontre d'Andreï Derkach. Ce membre du parlement ukrainien serait un "agent russe actif depuis plus de dix ans", détaille le communiqué, qui aurait cherché à "discréditer" Joe Biden, le rival de Donald Trump.
"La Russie utilise des outils variés pour semer la discorde entre partis politiques et créer des divisions internes pour influencer les électeurs", est-il expliqué, "les États-Unis utiliseront les outils à sa disposition pour contrer la désinformation russe et assurer l'intégrité du système électoral".
De son côté, Moscou, par l'intermédiaire de la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova, dénonce des accusations "gratuites", et affirme que les États-Unis veulent "aggraver davantage" les tensions avec la Russie.
Le même jour, une autre déclaration, de la part de l'entreprise Microsoft, pointait aussi vers une tentative d’interférence russe. Le géant de l'informatique dit avoir détecté, ces dernières semaines, des cyberattaques en provenance de Russie, mais aussi de Chine, qui visaient des personnes et des organisations impliquées dans la préparation de l'élection du 3 novembre 2020.
Plusieurs acteurs du numérique tentent, à l'approche du scrutin, d'éviter toute potentielle ingérence électorale par l'intermédiaire de leur plateforme. En ce sens, Twitter a annoncé qu'elle supprimerait tout contenu qui chercherait à nuire au bon déroulé de l'élection.
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