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Enseignant assassiné : ce que l'on sait au lendemain de l'attaque de Conflans-Sainte-Honorine

Cinq nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de vendredi à samedi après la décapitation d'un professeur d'histoire près d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Des policiers français montent la garde dans une rue d'Eragny le 16 octobre 2020, où un assaillant a été abattu par des policiers après avoir décapité un homme plus tôt le même jour à Conflans-Sainte-Honorine.
Des policiers français montent la garde dans une rue d'Eragny le 16 octobre 2020, où un assaillant a été abattu par des policiers après avoir décapité un homme plus tôt le même jour à Conflans-Sainte-Honorine.
Crédit : RTL
Enseignant assassiné : ce que l'on sait au lendemain de l'attaque de Conflans-Sainte-Honorine
01:58
Thomas Prouteau

L'assaillant a donc été abattu par les forces de l'ordre alors qu'il les menaçait. Le parquet anti-terroriste s'est immédiatement saisi de l'enquête et à l'heure oùau lendemain de l'attaque, ce samedi 17 octobre, ce ne sont plus quatre mais neuf personnes qui sont en garde à vue.

Il s'agit d'abord des parents et des proches de l'assaillant présumé, interpellés à leur domicile à Evreux tard vendredi soir. Autre interpellation, à Chanteloup-les-Vignes, cette fois celle du père d'une élève de la classe du professeur décapité. Il avait appelé sur les réseaux sociaux à virer l'enseignant après qu'il ait montré une ou des caricatures de Mahomet à sa classe. 

Les enquêteurs s'interrogent sur le lien avec l'attentat. Un des amis fichés S de ce père de famille est également  entendu d'après nos informations. Et enfin deux connaissances de l'assaillant croisée quelques minutes avant l'attaque. 

En sait-on plus sur le profil de l'assaillant ?

Il s'agit d'un jeune majeur de 18 ans, né à Moscou, d'origine tchétchène, cela est désormais confirmé. Ses parents seraient des refugiés, mais la date de leur arrivée en France n'est pas encore certaine. Les enquêteurs cherchent également à établir son lien avec le collège du Bois d'Aulne de Conflans.

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Ce qui est certain c'est qu'il était inconnu des services de renseignement, seulement des services de police classiques pour des délits mineurs. Autre certitude glaçante : c'est bien lui qui a posté une revendication sur Twitter juste après son acte, image insoutenable du professeur assassiné et cette phrase : "à Macron, j'ai exécuté un de tes chiens de l'enfer, au nom d'Allah".

Un cours sur la liberté d'expression

Un cours dispensé le 5 octobre, au cours duquel une ou plusieurs caricature de Mahomet ont été montrée aux élèves. Cela a crée un émoi important parmi les parents d'élèves mais on ne sait pas encore exactement ce qui s'est passé, ce qui a choqué. En tout les cas le 8 octobre une famille portait plainte et un professeur portait plainte à son tour le 12 octobre pour diffamation. Une séquence qui restait dans le cadre scolaire, c'est le lien avec l'attaque qui doit maintenant être établi.   

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