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Coronavirus en Italie : l'espoir renaît après un mois de confinement

L'Italie est toujours le pays le plus endeuillé au monde par le Covid-19 mais les derniers chiffres sont encourageants. La péninsule rêve désormais d'un nouveau départ.

15 millions d'Italiens sont mis en quarantaine.
15 millions d'Italiens sont mis en quarantaine. Crédit : ANDREA PATTARO / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
et AFP

La situation reste catastrophique mais l'espoir renaît en Italie. La botte est le pays qui a payé le plus lourd tribut à l'épidémie de coronavirus à travers le monde avec plus de 17.000 morts et des milliers de victimes invisibles. Le Covid-19 continue de faire des ravages en Lombardie mais les derniers bilans quotidiens donnent des raisons d'espérer à la péninsule qui rêve d'un redémarrage progressif. 

Un mois après le confinement du nord du pays, le 9 mars, suivi de son extension à l'intégralité du territoire national, l'Italie tourne toujours au ralenti. Seules les sorties indispensables, pour le travail et la santé, sont autorisées, ainsi que les activités économiques essentielles. 

Mais les effets de ces mesures de restriction commencent à se faire sentir dans les statistiques. Mercredi 8 avril, l'Italie a enregistré 542 décès supplémentaires en 24 heures, portant à 17.669 le nombre de victimes du Covid-19 dans le pays. Un bilan quotidien en baisse pour le troisième jour consécutif. Le nombre de malades en soins intensifs poursuit sa baisse pour le cinquième jour d'affilée et se situe désormais au niveau du 26 mars avec 3.693 patients.

En dépit de ces résultats encourageants, les responsables politiques continuent de mettre en garde la population contre un relâchement trop précoce des mesures de précaution pour ne pas subir une nouvelle reprise de la pandémie. "La seule arme que nous avons, c'est la distanciation sociale, le respect des règles. Nous ne devons pas penser avoir remporté la bataille", estimait encore mardi le ministre de la Santé, Roberto Speranza.

Une "phase 2" de coexistence avec le virus

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Les Italiens sont confinés jusqu'au 13 avril. Mais les autorités ont commencé à poser les bases d'une sortie de crise qui passerait par un déconfinement très progressif. Vendredi, le chef de la Protection civile avait annoncé que le pays serait toujours confiné le 1er mai tout en évoquant prudemment le 16 mai comme possible date d'entrée dans une "phase 2" de coexistence avec le virus, si les courbes ne repartent pas à la hausse.

Le ministre de la Santé a exposé dimanche un plan stratégique en plusieurs points pour sortir progressivement du confinement avec le port du masque généralisé, déjà en vigueur dans la nord du pays, en préalable indispensable, le respect des mesures de distanciation sociale dans les lieux de vie et de travail et la mise en place d'un réseau d'hôpitaux dédiés au Covid-19 pour éviter un retour du virus.

Selon le principal quotidien du pays, le Corriere della Sera, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a demandé mardi au Comité technique et scientifique, qui éclaire l'exécutif dans la lutte contre l'épidémie, "d'élaborer un programme sur la phase 2". "La protection de la santé reste la priorité mais les moteurs du pays ne peuvent pas rester éteints trop longtemps", a dit le Premier ministre lors de cette réunion avec le Comité, selon le Corriere.

Un nouveau départ en deux étapes

Ce "plan Conte" s'articule en deux étapes. Après Pâques, le 14 avril, les entreprises devraient reprendre progressivement leurs activités en donnant la priorité aux secteurs essentiels, comme l'agriculture et les activités liées à la chaîne d'approvisionnement alimentaire et pharmaceutique. Selon le calendrier évoqué dans la presse transalpine, le pays dans son ensemble pourrait rouvrir dans le respect de la distanciation sociale et de certaines restrictions après le pont du 1er mai, plus précisément le lundi 4 mai.

La situation est plus compliquée pour les écoles, dont la réouverture n'est pas pressentie avant septembre, croit savoir le quotidien de gauche La Repubblica. Le Corriere della Sera affirme la même chose, à savoir pas d'école avant septembre et l'examen de baccalauréat à passer en ligne.

Mais l'expert Walter Ricciardi, consultant du gouvernement italien et membre du Comité exécutif de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) invite à la prudence. "En ce qui me concerne, et les autres consultants du gouvernement le pensent aussi, il faut plus de temps" et les échéances du 14 avril et du 4 mai semblent prématurées, dit-il à La Stampa, estimant que les mesures de distanciation sociale devraient certainement être respectées "jusqu'à la fin de l'année".

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