2 min de lecture Guerre

Conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie : le monde appelle à la fin des combats

De violents affrontements ont éclaté, dimanche, entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes soutenus par Erevan. Au moins vingt-quatre personnes ont été tuées, selon les deux parties.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, le 27 septembre 2020
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, le 27 septembre 2020 Crédit : Handout / press service of Armenia's government / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

C'est une escalade de conflits qui suscite l'inquiétude internationale.L'Arménie et l'Azerbaïdjan étaient au bord de la guerre, ce dimanche 27 septembre, après de nouveaux combats dans la région séparatiste azerbaïdjanaise du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan, qui ont fait au moins 24 morts.

Alors que Moscou livre des armes aux deux pays et fait office d'arbitre régional, le président Vladimir Poutine a appelé à "éviter une escalade" et à "mettre fin aux hostilités", les pires dans cette zone disputée depuis avril 2016, lorsque 110 personnes avaient été tuées. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a également appelé "à cesser immédiatement les combats (...) et revenir sans délai à des négociations significatives". 

Il entend s'entretenir avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian. De son côté, Washington a dans la foulée appelé les deux parties à "cesser immédiatement les hostilités" tandis que les belligérants se rejettent la responsabilité des combats. 

Nikol Pachinian a accusé son ennemi historique d'avoir "déclaré la guerre au peuple arménien" en attaquant le Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan, peuplée majoritairement d'Arméniens et qui échappe au contrôle de Bakou, depuis la chute de l'URSS. Ilham Aliev a quant à lui dénoncé une "agression" arménienne qu'il a promis de "vaincre".

Bakou revendique la prise d'une hauteur stratégique

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Les autorités du Karabakh ont reconnu, ce dimanche 27 septembre, avoir perdu 17 soldats et plus d'une centaine d'autres ont été blessés. Deux civils ont également été tués. Bakou n'a pas publié de bilan pour ses militaires, mais a fait état de la mort d'une famille azerbaïdjanaise de cinq personnes.

À l'issue des combats, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a assuré avoir conquis une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien, des informations démenties depuis par Erevan. Bakou a également revendiqué la prise d'une hauteur stratégique.

Le président de la république autoproclamée du Karabakh, Araïk Haroutiounian, a néanmoins admis que "des positions ont été perdues". Enfin, le ministère arménien de la Défense, a lui assuré qu'"environ 200 militaires azerbaïdjanais sont morts" mais ces affirmations étaient invérifiables de source indépendante. 

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