2 min de lecture Nouvelle-Zélande

Attentat de Christchurch : les Néo-Zélandais rendent leurs armes

Des centaines de Néo-Zélandais rendent leurs armes. Après l'attentat de Christchurch, la Première ministre néo-zélandaise a interdit la vente des fusils d'assaut et fusils semi-automatiques.

Une femme tire avec son pistolet
Une femme tire avec son pistolet Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
cassandre
Cassandre Jeannin et AFP

Des centaines de Néo-Zélandais ont entamé les démarches pour rendre leurs armes, dans la foulée de l'interdiction de la vente des fusils d'assaut et armes semi-automatiques. La Première ministre du pays Jacinda Ardern avait annoncé un durcissement de la législation sur les armes qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque de Christchurch.

Cinquante fidèles ont été abattus il y a près d'une semaine par le suprématiste blanc australien Brenton Tarrant dans deux mosquées de la plus grande ville du sud de la Nouvelle-Zélande. Il avait filmé et diffusé en direct le massacre sur Facebook.

L'interdiction de la vente d'armes est entrée en vigueur jeudi 21 mars à 15h et une période a été décrétée pour la restitution des armes. La cheffe du gouvernement a annoncé un programme de rachat pour un coût estimé entre 100 millions et 200 millions de dollars néo-zélandais, soit jusqu'à 120 millions d'euros. 

Dans les 20 heures qui ont suivi l'entrée en vigueur de l'interdiction, près de 500 personnes ont appelé un numéro spécial mis en place par la police pour entamer les démarches de restitution, a annoncé la commissaire ajointe Tusha Penny. Toute personne qui n'aura pas rendu ses armes dans les délais s'exposera à des amendes allant jusqu'à 4.000 dollars néo-zélandais (2.430 euros) et trois ans de prison.  

Une interdiction qui ne plaît pas à tout le monde

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Si le durcissement de la législation est globalement très soutenu par la classe politique, jusque dans les rangs de l'opposition, certains adversaires ont voulu manifester leur mécontentement en adressant de fausses déclarations de restitution en ligne. "Ces individus n'ont peut-être rien à faire, mais ce n'est pas le cas de la police", a affirmé la Première ministre néo-zélandaise. "Dans les conditions actuelles, c'est inacceptable." a-t-elle ajouté.

La police estime à 1.2 million le nombre d'armes à feu en circulation en Nouvelle-Zélande, un pays de 4,5 millions d'habitants. Elle n'a fourni aucune estimation du nombre d'armes de type militaire détenues par la population. 

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