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VIDÉO - Attentats de Christchurch : ce que l'on sait du tireur présumé

ÉCLAIRAGE - L'assaillant de l’attentat terroriste de Christchurch, qui a tué 49 personnes dans deux mosquées vendredi 15 mars, a été arrêté et inculpé pour meurtre.

Quarante-neuf personnes ont été tuées et vingt autres ont été grièvement blessées dans des attaques contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.
Quarante-neuf personnes ont été tuées et vingt autres ont été grièvement blessées dans des attaques contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.
Crédit : AFP
VIDÉO - Attentats de Christchurch : ce que l'on sait du tireur présumé
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Cassandre Jeannin & AFP

Au moins 49 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées lors de fusillades survenues vendredi 15 mars en Nouvelle-Zélande. L'assaillant a attaqué deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch pendant la prière. Que sait-on de ce terroriste présumé arrêté ce matin avec quatre autres personnes ?

Le suspect a été identifié comme étant Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans. Ce samedi 16 mars, au lendemain de l'attentat, il est apparu menotté et vêtu de la tenue blanche des prisonniers pour une brève audience où il a été inculpé pour meurtre.

Qualifié par le Premier ministre australien de "terroriste extrémiste de droite, violent", il avait publié sur son compte Twitter un manifeste raciste de 73 pages avant de diffuser en direct des images vidéo de l’attaque.

Selon Philippe Corbé, journaliste de RTL, qui a pris connaissance de l'écrit, l'extrémiste dit soutenir Donald Trump, "comme symbole du renouveau l'identité blanche", mais pas comme dirigeant. L'homme se base sur la théorie conspirationniste du "grand remplacement" et parle davantage de la France pour dénoncer ce qu'il nomme un "génocide des blancs". 

Un homme désespéré après l'élection de Macron

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Il raconte que ses opinions ont radicalement changé durant la présidentielle de 2017, alors qu'il se trouvait sur le sol français. Critique, il évoque "un duel ridicule" entre "un ex-banquier mondialiste, capitaliste, anti-blancs" et "une chiffe molle incapable, quasi-nationaliste, une figure peu controversée dont l'idée la plus grave et la plus inspirée était une possible déportation des migrants illégaux."

"Pris de désespoir" après l'élection d'Emmanuel Macron, il décrit sa colère d'avoir vu des "envahisseurs" arriver dans "des petits villages de l'Est de la France". Il s'est rendu dans un cimetière militaire où il a éclaté en sanglots devant les croix blanches "Pourquoi personne ne fait quelque chose ?" répète t-il en lettres capitales. Il précise qu'il aurait alors décidé de "mener le combat (lui-même) contre les envahisseurs".

Un adepte de la théorie du "grand remplacement"

Le manifeste du terroriste présumé s'appelle "le Grand remplacement", une idéologie anti-musulmans. Selon plusieurs spécialistes, le texte fait de nombreuses références à une thèse de l’écrivain français Renaud Camus sur la disparition des "peuples européens", "remplacés" selon lui par des populations non-européennes immigrées.

L'écrivain a réagi cette après-midi. Il dénonce les attaques en les qualifiant de "terroristes, épouvantables, criminelles, désastreuses et imbéciles". L'essayiste de 72 ans a condamné une "action littéralement contraire à tout ce qu'(il a) toujours soutenu". Il a ajouté : il "ne peut pas se réclamer de mes écrits puisque je soutiens exactement le contraire". 

Le suspect n'est "pas connu" en France

Le ministre de l'Intérieur a affirmé que le principal suspect de l'attentat de Christchurch, qui a mentionné la France dans son manifeste, n'était pas connu des services français. En déplacement à Saint-Astier (Dordogne), pour les 50 ans du Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie, Christophe Castaner a expliqué qu'il avait fait part de la "totale disponibilité" des services français "aux services de renseignement (néo-zélandais) pour les accompagner". "Nous nous mettons évidemment à leur disposition", a-t-il dit.

Le ministre a rappelé avoir envoyé "un message à l'ensemble des préfets pour que, dans les jours qui viennent, l'ensemble des sites religieux, je pense aux mosquées, aux églises, aux synagogues, fasse l'objet d'une vigilance particulière et qu'il y ait une mobilisation particulière pour accompagner celles et ceux qui, dans le pays laïc que nous sommes, ont le droit de pratiquer leur culte dans des conditions de sécurité maximum". 

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