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Attentat de Christchurch : la Nouvelle-Zélande interdit la vente de certains fusils

La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a annoncé l'interdiction de la vente des fusils d'assaut et fusils semi-automatiques, en réponse à la double tuerie des mosquées.

La mosquée al-Nour à Christchurch a été visée par un attentat le 15 mars 2019
La mosquée al-Nour à Christchurch a été visée par un attentat le 15 mars 2019 Crédit : Marty MELVILLE / AFP
Leia Hoarau
Leia Hoarau
et AFP

Cinquante fidèles ont été abattus il y a près d'une semaine par le suprémaciste blanc australien Brenton Tarrant dans deux mosquées de Christchurch, la plus grande ville du sud de la Nouvelle-Zélande. Immédiatement après le carnage, la Première ministre du pays Jacinda Ardern avait annoncé un durcissement d'une législation qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque

"J'annonce que la Nouvelle-Zélande va interdire toutes les armes semi-automatiques de type militaire. Nous allons également interdire les fusils d'assaut", a déclaré Mme Ardern, précisant que des mesures provisoires seraient prises pour empêcher une ruée sur les armes avant l'entrée en vigueur de la nouvelle législation. "Le résultat de ceci sera que personne ne pourra acheter ces armes sans un permis de la police. Je peux assurer aux gens que ce n'est pas la peine de demander un tel permis", a-t-elle déclaré. 

Elle a également annoncé l'interdiction des chargeurs à grande capacité et des dispositifs qui permettent des tirs plus rapides. "Pour résumer, chaque arme semi-automatique utilisée dans l'attaque terroriste sera interdite dans ce pays".

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Obligation de rendre les armes

S'agissant des armes déjà en circulation, la cheffe du gouvernement a annoncé un programme de rachat pour un coût estimé entre 100 millions et 200 millions de dollars néo-zélandais (jusqu'à 120 millions d'euros).

"Aux propriétaires des armes qui seront interdites, je dis que je reconnais que vous être nombreux à avoir agi dans le cadre de la loi", a-t-elle encore ajouté. "En signe de reconnaissance de cet état de fait, et pour inciter à la restitution (des armes), nous lançons un programme de rachat".

Il y aura une période d'amnistie mais toute personne qui n'aura pas rendu ses armes à l'issue s'exposera à des amendes allant jusqu'à 4.000 dollars néo-zélandais (2.430 euros) et trois ans de prison. Par avance, Mme Ardern a balayé les récriminations éventuelles. "La grande majorité des Néo-Zélandais vont soutenir le changement. J'en suis incroyablement certaine". 

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2019-03-21 06:05:00
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