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Anti-Trump, opposée à Israël... Comment la gauche américaine se transforme face aux coups de boutoir de Donald Trump

Alors que le président américain fêtera en grande pompe les 250 ans de l'indépendance des États-Unis, une nouvelle opposition de gauche prend petit à petit forme au sein du parti démocrate.

Le maire de New York Zohran Mamdani, Donald Trump et la candidate démocrate Melat Kiros.

Crédit : AFP

Comment la gauche américaine est en train de se radicaliser en réaction aux coups de boutoir de Trump ?

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Comment la gauche américaine est en train de se radicaliser en réaction aux coups de boutoir de Trump ?

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Georges Malbrunot - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Il prend tellement de place qu’on pourrait finir par penser que les États-Unis, c’est Donald Trump. Les Américains vont fêter ce samedi 4 juillet les 250 ans de leur indépendance. Une célébration en grande pompe où le président républicain va sans doute tout faire pour être au milieu de la photo.

Sauf qu’en face, la gauche américaine se prépare, et a décidé de ne plus faire dans la nuance. C'est le résultat de l’effet Trump au cours de ces dernières années. La nouvelle génération de la gauche impose surtout ses choix au vieux parti démocrate, en crise de leadership.
Les démocrates vivent actuellement ce que leurs adversaires républicains ont connu il y a quinze ans avec le mouvement Tea Party annonciateur du trumpisme : l'avènement d’un populisme nationaliste de gauche. 

Une nouvelle gauche américaine

Le porte-drapeau démocrate Bernie Sanders est désormais accompagné du nouveau maire de New York Zorhan Mamdani ou encore de Melat Kiros, une juriste de 29 ans d’origine éthiopienne qui vient de remporter la primaire démocrate dans le Colorado avant les élections de mi-mandat prévues en novembre prochain.

Une base militante en rébellion contre l’injustice économique, les élites politiques de Washington et les milliardaires de la tech sur la côte ouest. Ces représentants veulent une couverture médicale universelle, pointent les financements des campagnes électorales et, comme la droite Maga de Trump, s'opposent aux accords de libre-échange.

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Les questions identitaires sur le sexe et la race, marqueurs historiques de la gauche américaine, ont été reléguées au second plan, ce qui est une grande nouveauté. 

Opposition à Israël

L'autre cheval de bataille de ce mouvement, c'est Israël. Pour la première fois depuis le Vietnam, l’État hébreu et sa guerre à Gaza est devenu une obsession aux États-Unis. Sa critique est un passage obligé pour la frange radicale de la gauche américaine, un peu comme en France.

Ils appellent entre autres à ne plus accorder des milliards de dollars d’aide militaire chaque année à Israël. Une rupture partagée par les trois quarts des sympathisants démocrates, selon un sondage du quotidien américain New York Times. Il n’en faut pas plus pour que Donald Trump, inquiet avant les élections de "midterms", brandisse le danger communiste.

Qu'on ne s’y trompe pas, cette radicalisation pèsera sur la politique étrangère américaine. Benjamin Netanyahou l’a bien compris, il ne veut plus qu’à terme, l’État hébreu dépende de la perfusion militaire américaine. Et comme les États-Unis pèsent de tout leur poids au Moyen-Orient - on l’a bien vu avec la guerre en Iran - les dirigeants arabes, iraniens et turcs scrutent eux aussi cette évolution politique majeure outre-Atlantique. 

Encore du chemin avant 2028

Les chances que cette gauche radicale impose ses vues à la présidentielle de 2028 sont loin d'être élevées. Cette aile démocrate n’a pas beaucoup d’influence dans les fameux États pivots qui font l’élection présidentielle, et elle est contestée en interne par les caciques démocrates.

Affaire à suivre lors des primaires du 4 août 2026. L'un des candidats dans le Michigan, Abdul El-Sayed, fils d’émigré égyptien, a bâti sa campagne contre Israël et sa guerre à Gaza.

Ses représentants sont les porte-parole d’une jeunesse américaine engagée sur les campus en faveur de la cause palestinienne. Une chose est sure : le réveil de cette gauche rebelle conduit à une forte polarisation du paysage politique avec, comme en France, la boussole du Moyen-Orient comme dangereuse ligne de fracture. 

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