2 min de lecture

"Une perte de salaire d'une semaine" : la grève chez EasyJet retarde le retour de Français partis en vacances à l'étranger

Les vols annulés par EasyJet à la suite de la grève du weekend dernier ont bloqué de nombreux voyageurs à l'étranger, dont certains n'ont toujours pas pu revenir en France.

Des avions EasyJet à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, Paris (archives).

Crédit : Crédit ALEXANDER KLEIN / AFP

"Une perte de salaire d'une semaine" : des passagers bloqués à l'étranger à cause de la grève chez EasyJet

00:01:02

Alexis Lalemant & Gabriel Laprade & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Économie »

Mettre RTL en favori sur Google

Un fin de vacances au léger goût d'amertume. Depuis ce weekend, les témoignages de ressortissants français coincés à l'étranger s'empilent dans les médias et sur les réseaux sociaux. En cause, la grève du personnel d'EasyJet qui a paralysé une partie du trafic aérien de la compagnie, samedi 15 et dimanche 16 août. 

Parmi ces Français directement touchés par les conséquences du mouvement social, Zakaria, 28 ans, se trouve toujours à Marrakech alors qu'il devait rentrer le samedi 15 août en compagnie de sa femme et de son bébé. La petite famille a appris seulement 30 minutes avant le décollage supposé de l'appareil qu'ils ne pourraient repartir vers l'Hexagone. 

Une indemnisation limitée

Auprès de RTL, Zakaria raconte ce lundi 17 août "le chaos" auquel il fait face depuis son retour avorté, notamment causé par les limites de prises en charge par les assurances. 

"On se sent un peu abandonné par les services clients parce qu'on nous proposait un hébergement temporaire. On est logés, nourris, le petit-déjeuner, le  dîner...", explique le père de famille avant de continuer sur la question de l'indemnisation : "Par contre, le petit hic, c'est que l'hôtel m'a dit que c'est trois nuits maximum, sauf que mon vol est samedi."

À lire aussi

Autrement dit, à compter de ce mardi 18 août et jusqu'au jour du nouveau départ, samedi 22 août, Zakaria va devoir assumer financièrement les coûts de prolongation du séjour. "J'ai prévenu mon employeur qui a bien voulu être clément et m'accorder du congé sans solde. Mais bon, ça me fait une perte de salaire d'une semaine en plus", déplore-t-il tout en reconnaissant ne pas avoir "d'autre choix". 

"Je ne peux pas débourser 1.900 euros pour ma femme, mon fils et moi. C'était déjà un voyage qui était assez onéreux, les fruits d'un labeur sur l'année", ajoute Zakaria.

Changements de plannings incessants et "journées à rallonge"

L'intersyndicale d'EasyJet France a appelé mercredi à la grève les 14 et 15 août après l'échec de discussions avec la direction sur l'amélioration des conditions de travail.

Les trois syndicats avaient préalablement déposé un préavis de grève couvrant la période du 7 août au 2 septembre. "On joue aux chaises musicales en permanence", explique William Bourdon, ajoutant que cela génère chez les personnels un sentiment d'angoisse constant.

Lorsqu'il manque du personnel sur une base, la compagnie envoie des salariés depuis une autre, puis doit à son tour déplacer d'autres personnels pour compenser, créant un système de réaffectations permanentes. 

Le syndicaliste cite le cas d'une hôtesse qui après avoir prévu une rotation Lyon-Bordeaux, apprend la veille qu'elle devra partir quatre jours depuis Porto, avant de voir son programme une nouvelle fois modifié au dernier moment pour enchaîner des vols entre Lyon, Nantes et Marrakech. "Les salariés sont surexploités en termes de productivité", résume Julien Jean qui évoque aussi des "journées à rallonge" et des "temps de repos insuffisants". 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée