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Les fichiers ont été vendus à "deux personnes" : les pirates du fisc affirment avoir obtenu "des milliers d'euros" après le vol des données

Les pirates à l’origine du piratage du fisc affirment avoir déjà revendu une partie des données volées auprès d'au moins 678.000 particuliers et professionnels.

Une personne en train de faire sa déclaration d'impôts (image d'illustration).

Crédit : Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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ZeroBytes, les pirates derrière le vol de données du fisc, ont affirmé, ce lundi 17 août, à l'AFP avoir déjà vendu les données dérobées, des déclarations invérifiables au moment où le gouvernement tient une réunion de crise. 

Selon le groupe, les fichiers ont été vendus à "deux personnes" pour une somme se chiffrant en "milliers d'euros". Il refuse d'en dire davantage sur les acheteurs. "Les données sont toujours en vente", ajoute-t-il, une même base pouvant être copiée et cédée à plusieurs clients. 

ZeroBytes affirme être composé de deux pirates se présentant comme Français.

678.000 particuliers concernés

L'AFP a échangé avec le groupe sur Telegram, à partir de coordonnées publiées sur un forum du dark web consacré à la vente de données volées. 

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Interrogé sur ses objectifs, le duo assure ne pas avoir de "motivations précises", si ce n'est "l'argent, j'imagine". 

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a confirmé le 14 août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ainsi que le vol de données concernant au moins 678.000 particuliers et professionnels et environ 200.000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux. 

Noms, prénoms, revenu fiscal de référence...

Parmi les informations fiscales des particuliers dérobées figurent les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source. 

La précision de ces fichiers nourrit les craintes d'escroqueries ciblées. Dans l'économie cybercriminelle, le pirate qui s'introduit dans un système n'est généralement pas celui qui exploitera ensuite les informations : les bases volées sont souvent revendues à des spécialistes de la fraude. 

D'autres piratages revendiqués

Avant de s'en prendre au fisc, ZeroBytes avait déjà revendiqué sur des forums du dark web des piratages visant les supermarchés Intermarché et la Fédération française de handball. 

Le groupe a également affirmé pendant l'été avoir volé des données à un grand opérateur téléphonique français et à un groupe hôtelier. Ces deux attaques n'ont pas été confirmées par les entreprises concernées. 

Une enquête pour "extraction frauduleuse de données"

Sur les forums de vente de données volées, les organisations françaises figurent régulièrement parmi les cibles. Elles seraient "faciles à pirater", affirme ZeroBytes pour expliquer son intérêt pour la France. 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs". Le Premier ministre Sébastien Lecornu a, de son côté, convoqué une réunion de crise interministérielle. 

Les 678.000 usagers concernés devaient commencer à être contactés individuellement à partir de ce lundi afin d'être mis en garde contre de possibles escroqueries ciblées. 

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