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Il rêve d'avoir sa tête sur le Mont Rushmore : comment Donald Trump s'accapare la célébration des 250 ans de l'indépendance des États-Unis

Les États-Unis fêteront les 250 ans de la déclaration d'indépendance de 1776 samedi 4 juillet. Cet anniversaire semble pourtant ne pas réjouir des millions de citoyens américains désabusés.

Donald Trump au Mont Rushmore, dans le Dakota du Sud, le 3 juillet 2020

Crédit : SAUL LOEB / AFP

250 ans de l'indépendance des USA : les Américains ont-ils encore le cœur à la fête ?

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250 ans de l'indépendance des USA : les Américains ont-ils encore le cœur à la fête ?

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Bénédicte Tassart - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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Une grande semaine de célébrations s’ouvre aux États-Unis à l'occasion des 250 ans de la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776. Les Américains, qui se vantent d'être la plus grande démocratie du monde, n'ont pourtant pas le cœur à la fête. 
 
L'ensemble des sondages publiés de l'autre côté de l'Atlantique montrent des citoyens désabusés : sept Américains sur dix pensent que les signataires de la déclaration d'Indépendance de 1776 éprouveraient davantage de déception que de fierté face à la démocratie américaine moderne. 

Dans le quotidien étatsunien USA Today, une enquête calcule que 41% des Américains se montrent pessimistes pour l’avenir, estimant que "les meilleures années sont derrière nous". Le spleen est si intense que la moitié des électeurs démocrates pensent ne pas faire la fête le 4 juillet prochain. 

Un nouveau billet et un passeport en édition limitée à l'effigie de Trump

Un paradoxe puisque côté républicain, Donald Trump annonce des festivités énormes. Suffisant pour que le président américain rassemble ses 342 millions de concitoyens ? Pour les 100 ans de l'Indépendance, en 1876, le 4 juillet célébrait la réconciliation après la guerre de Sécession. 

Pour les 200 ans, en 1976, les États-Unis sortaient de la guerre du Vietnam et du scandale du Watergate, et le besoin de réconciliation était énorme. Il l'est encore plus aujourd'hui : la guerre en Iran est un échec, la rhétorique pro-russe de la Maison-Blanche n'a pas pris, l'inflation et le gallon d'essence ont plombé l'économie américaine et pourtant Trump clame à qui veut l'entendre que l'Amérique est de retour.  

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Le président se présente même comme le messie. Il publie une image générée par l'intelligence artificielle de son profil gravé sur le Mont Rushmore à côté de Washington, Lincoln, Jefferson et Roosevelt. Il sort un passeport américain en édition limitée avec son portrait, et sera aussi sur le futur billet de 250 dollars. Il y a 250 ans, à Philadelphie, la jeune démocratie américaine coupait le lien avec la monarchie britannique. Aujourd'hui, son chef veut encore être le roi. 

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