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Altanta : le tireur dément une attaque raciste et évoque une addition au sexe

Le tireur aurait dit à la police qu'il souffrait d'une "addiction au sexe" et qu'il cherchait à éliminer ce qu'il considérait être "des tentations".

L'un des spas attaqués à Atlanta (illustration)
L'un des spas attaqués à Atlanta (illustration)
Crédit : VIRGINIE KIPPELEN / AFP
Coline Daclin & AFP

La triple fusillade qui a touché Atlanta mardi 16 mars a fait huit morts, dont six femmes d'origine asiatique. Le tireur a visé trois salons de massage de cette ville du sud-est des États-Unis. 

Alors que l'affaire agite les médias américains, le suspect, Robert Aaron Long, "affirme avoir agi sans mobile raciste", a déclaré un responsable policier local dans une conférence de presse. Le jeune homme de 21 ans a bien "reconnu sa responsabilité" dans ces fusillades, mais il a soutenu souffrir d'une "addiction sexuelle".  

"Il a insinué qu'il avait des problèmes, d'addiction sexuelle potentielle, et pourrait avoir fréquenté plusieurs de ces lieux dans le passé", ont expliqué les autorités locales. Selon le New York Times, il aurait indiqué vouloir éliminer ce qu'il considérait comme des "tentations".

Toujours selon le quotidien américain, Robert Aaron Long a été rattrapé par la police alors qu'il partait en direction de la Floride, où il aurait projeté une autre attaque sur un lieu lié à "l'industrie de la pornographie". Ce sont ses parents qui ont alerté les autorités.

Un contexte de discrimination des Asiatiques

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Cette triple fusillade est survenue dans un contexte d'inquiétudes croissantes au sein de la population américaine d'origine asiatique, qui dénonce une hausse des agressions racistes à son encontre. L'ancien président américain Barack Obama a ainsi appelé ce mercredi 17 mars à "cesser" la "violence contre les Asiatiques". "Même si les mobiles du tireur ne sont pas encore déterminés, l'identité des victimes illustre une hausse inquiétante de la violence contre les Asiatiques qui doit cesser", a tweeté le démocrate. 

Bien qu'il soit parfois difficile d'établir le mobile xénophobe d'une attaque, le nombre de ces crimes a presque triplé aux États-Unis, passant de 49 à 122 l'année dernière dans les 16 plus grandes villes américaines, d'après une étude du Center for the Study of Hate and Extremism.  

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