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Algérie : la répression "s'intensifie" à l'approche de la présidentielle

Selon Amnesty International, les autorités algériennes intensifient la répression envers les manifestants, à l'approche de la présidentielle du 12 décembre, avec entre autres "des arrestations arbitraires" et "la dispersion par la force".

Les Algériens manifestent depuis le mois de février pour la création d'institutions de transition qui ne soient pas dirigées par des anciens membres du gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika.
Les Algériens manifestent depuis le mois de février pour la création d'institutions de transition qui ne soient pas dirigées par des anciens membres du gouvernement d'Abdelaziz Bouteflika. Crédit : RYAD KRAMDI / AFP
Camille Descroix
Camille Descroix
et AFP

Les autorités algériennes ont "intensifié leur répression des manifestations" à l’approche de la présidentielle du 12 décembre, en procédant notamment à "des arrestations arbitraires" et à l'emprisonnement de contestataires, accuse Amnesty International (AI) ce jeudi 5 décembre.

"Depuis le lancement de la campagne présidentielle (le 17 novembre), les autorités algériennes ont intensifié leur offensive contre la liberté d’expression et de réunion, signalant ainsi leur tolérance très limitée envers les Algériens et Algériennes appelant à un changement du système" politique, déclare Heba Morayef, directrice d'AI pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, dans un communiqué.

L'organisation de défense des droits humains dénonce "des arrestations arbitraires", "la dispersion par la force des manifestations pacifiques contre l’élection présidentielle", "la poursuite en justice et l'emprisonnement de dizaines de militants pacifiques" ces dernières semaines.

Une élection qui fait débat

Les Algériens sont appelés à voter dans une semaine pour élire un successeur au président Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission en avril par un mouvement ("Hirak") populaire de contestation du régime inédit, après 20 ans à la tête de l'État.

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Mais cette élection est rejetée par le "Hirak", qui réclame le démantèlement du "système" politique au pouvoir depuis l'indépendance de l'Algérie en 1962. Des dizaines d'opposants ont été arrêtés, et certains condamnés, à la suite de manifestations de protestation contre la tenue du scrutin.

Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), association qui recense et soutient les Algériens arrêtés dans le "cadre du Hirak", plus de 140 personnes sont actuellement incarcérées, en détention préventive ou condamnées, pour des faits liés à la contestation.

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