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Il y a 90 millions d'années, une forêt poussait en Antarctique

Un étude scientifique, parue dans la revue "Nature" début avril, vient de prouver que l'Antarctique abritait une forêt tempérée il y a 90 millions d'années.

Le glacier de l'île du Pin, où les scientifiques de l'université de Northumbria ont découvert des sédiments contenant des restes de plantes vieux de 90 millions d'années.
Le glacier de l'île du Pin, où les scientifiques de l'université de Northumbria ont découvert des sédiments contenant des restes de plantes vieux de 90 millions d'années. Crédit : AFP / NASA
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Benoît Collet Journaliste

Une forêt tempérée, dense et marécageuse en plein Antarctique, il y a 90 millions d'années. Aussi surprenant que cela puisse paraître aujourd'hui, c'est pourtant ce qu'a révélé une expédition scientifique de 2017, dont les résultats sont parus début avril.

En 2017, une équipe de scientifiques de l'université de Northumbria (Royaume-Uni) a prélevé des sédiments marins à proximité du glacier de l'île du Pin, à l'ouest du Pôle Sud, à 30 mètres de profondeur. L'analyse de ces échantillons au scanner a révélé d'anciens réseaux de racines sur trois mètres de profondeur, ainsi que de très nombreuses traces de pollen, de spores et des restes de plantes à fleur, affirment les universitaires dans un article publié dans la revue Nature, début avril.

Il y a 90 millions d'années, en plein Crétacé supérieur, l'époque des dinosaures, les températures terrestres étaient beaucoup plus chaudes en raison de hautes concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, rendant possible la croissance de la flore dans des endroits aujourd'hui très froids. Selon les scientifiques de Nothumbria, il faisait alors environ 12°C autour de cette forêt, tandis que la température des rivières et des marécages qui la traversaient avoisinaient les 20°C.

Des concentrations de CO2 plus élevées qu'aujourd'hui

Pour produire ces estimations, l'équipe a étudié la structure cellulaire individuelle des sédiments de plantes récoltés. "Avant notre étude, l’hypothèse générale était que la concentration globale de dioxyde de carbone au Crétacé était d’environ 1000 ppm. Mais dans nos expériences de modélisations, il a fallu des niveaux de concentration de 1120 à 1680 ppm pour atteindre la température moyenne de l’époque en Antarctique", détaillent les scientifiques.

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À l'époque du Crétacé, les températures élevées auraient provoqué une hausse globale des océans de 170 mètres à cause de la fonte des glaciers, permettant aux plantes de se développer au Pôle Sud.

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