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Seconde main et vêtements d'occasion : une mode durable pour de bonnes affaires

La seconde main, à savoir acheter ou récupérer des vêtements déjà portés, est en plein essor sur les plateformes et dans certaines boutiques.

Acheter ou récupérer des vêtements utilisés est une "tendance" en plein essor
Acheter ou récupérer des vêtements utilisés est une "tendance" en plein essor
Crédit : Becca Mchaffie / Unsplash
Comment se mettre à la mode du seconde main ?
09:56
Capucine Trollion
Capucine Trollion

La seconde main, acheter ou récupérer des vêtements déjà portés, est un marché qui prend de l'ampleur. Cette "tendance existe depuis toujours, mais disons que la crise de 2008 a provoqué un tournant dans l'économie. Donc on a commencé un petit peu à voir arriver l'économie du partage avec des plateformes comme Airbnb et Vinted", explique Camille Wong, journaliste aux Echo Start, dans Nous Voilà Bien ! 

Cette seconde main prend aussi de l'importance avec le rejet de la fast fashion, qui pousse à consommer. "La seconde main est une façon de lutter ou une forme de résistance à cette mode de consommation [de la fast fashion]", relève Flavie Flament. 

Portée par la jeune génération, elle est aussi vue comme un moyen de préserver l'environnement. "Certains avancent qu'en achetant d'autres occasions, ils ne feront pas produire de nouveaux produits. D'autres insistent sur la durée de vie allongée des vêtements et des objets. La question écologique est un des premiers arguments mis en avant sur les plateformes de vente d'objets d'occasions", poursuit Camille Wong. Si vous vendez les vêtements sur ces sites, c'est l'acheteur qui paye les frais d'envoi. Le vendeur doit faire le colis et le déposer dans un relais ou à la Poste, c'est le cas sur Leboncoin et sur Vinted.

Quels sont les sites les plus utilisés ?

Sans surprise, Leboncoin reste "incontestablement le site le plus connu et utilisé en France. On peut pratiquement tout y acheter : des vêtements, des voitures, des produits high-tech, des jouets etc... On peut compter à peu près 29 millions d'utilisateurs chaque mois. Ça s'est vraiment immiscé dans le quotidien des Français", explique Camille Wong. Pour les vêtements : "Vinted est très utilisé. La France est même le premier marché de cette entreprise qui est lituanienne", précise-t-elle avant d'ajouter : "Et côté technologie, on a un Français qui se démarque : Back Market, où on peut acheter des produits électroniques reconditionnés". 

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En achetant seconde main, le risque est-il grand de se retrouver avec des objets abîmés ou des vêtements infestés par les mites ou de punaises de lits ? "C'est toujours possible quand on est sur du particulier à particulier, mais ça reste plutôt rare. Parfois, à la limite, les vêtements vendus ne correspondent pas complètement aux annonces, mais globalement l'état est correct. Et par exemple sur Vinted, le système de notation des vendeurs et des acheteurs qui permet aussi de mettre des garde-fous (...) et très souvent dans les friperies, les vêtements sont lavés", ajoute Camille Wong.

On peut aussi trouver des pièces luxueuses, des manteaux, des sacs, des chaussures. Sur la vente d'objets de luxe d'occasion, Vestiaire Collective et Vide Dressing, se démarquent. "On va dire que les réductions peuvent aller de - 30% à - 70%. Après, il ne faut pas non plus s'attendre à avoir un sac Chanel iconique en bon état et à prix réduit", commente la journaliste. Et pour les vêtements d'enfants d'occasion, vous pouvez regarder du côté de Cyrillus. 

Comment se mettre à la seconde main ?

Il existe aussi des marques classiques qui s'adaptent et qui proposent dans leurs boutiques des rayons de vêtements de seconde main. C'est le cas d'Auchan, Pimkie, Jules, Camaïeu, Kiabi, et même très récemment les Galeries Lafayette et le Printemps qui ont lancé des "espaces de plusieurs centaines de mètres carrés consacrés au vintage et aux vêtements de seconde main". Certaines boutiques acceptent même que vous leur vendiez vos vêtements usagés. "La start-up Freepry accompagne les marques à se lancer dans la seconde main et qui permet aux particuliers de déposer les vêtements d'occasion directement dans les magasins. Ils repartent avec un bon d'achat ou une somme d'argent", poursuit Camille Wong.

Mais, quel est l'impact sur les dons de vêtements ?

"C'est sûr qu'il y a une forme de gentrification du marché de l'occasion. Il y a même des professionnels ou des particuliers qui achètent des pièces en fripes et les revendent, trois, quatre, cinq fois plus cher sur des sites Internet. Il y a aussi pas mal de friperies haut de gamme qui pousse à l'embourgeoisement de ce mouvement [de la seconde main, ndlr], constate la journaliste. "Après, les dons ne sont pas forcément en baisse, mais en tout cas ce que notait les ventes de charité, c'était que la qualité des dons baissait, parce que justement les gens préfèrent revendre leurs belles pièces plutôt que de les donner", note Camille Wong.

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