3 min de lecture Prêt immobilier

Crédit immobilier : les conditions pour obtenir un prêt sont assouplies

Après avoir durci les conditions pour l'achat d'un bien immobilier, le Haut Conseil à la Stabilité Financière a décidé de revenir sur ses décisions et d'assouplir les règles.

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Prêt immobilier : les conditions désormais assouplies Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Martial You édité par Marie Gingault

On va de nouveau pouvoir emprunter plus facilement. Le Haut Conseil à la Stabilité Financière a assoupli les règles pour acheter un bien immobilier. Ce genre d'aller-retour est assez rare car c'est le même Conseil, notamment composé de représentants de l'État et de la Banque de France, qui avait durci les conditions l'an dernier. On efface tout et on recommence. 

On pourra donc emprunter sur 27 ans et non plus sur 25 maximum. On pourra s'endetter jusqu'à 35% et non plus 33% et les banques pourront même dépasser ces critères dans 20% des cas au lieu de 15% ces derniers mois.

Ces assouplissements vont profiter en premier lieu aux primo-accédants. Avec ces règles, ils étaient sortis du système de financement car les banques étaient devenues beaucoup plus strictes. Elles exigeaient 10% d'apport et regardaient moins ce qu'on appelle le "reste à vivre", c'est-à-dire est-ce qu'il me reste assez pour boucler la fin du mois si je suis endetté au-delà de 33%. Résultat : un taux de refus définitif des dossiers qui avait triplé en passant de 5,5 à 17% chez un courtier comme VousFinancer. 

Ces règles avaient quand même du sens car c'est cette prudence de nos banques qui nous avait aussi évité de connaître les dérives qu'on avait vécues aux États-Unis avec les crédits immobiliers lors de la crise des subprimes.

Le neuf plus touché que l'ancien

Les deux étaient touchés par ce durcissement des conditions d'octroi, mais avec une inquiétude plus forte sur le neuf. Car l'autre catégorie, aux côtés des primo-accédants, qui avait souffert ces derniers mois de la jauge de 33% d'endettement, ce sont les investisseurs privés qui achètent pour louer ou pour défiscaliser sur des programmes comme les Pinel.

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On ne prenait pas forcément en compte les loyers et, surtout, ces petits investisseurs sont souvent déjà endettés pour leur propre maison. Du coup, leur nombre était passé de 26% à 11% sur un an et l'apport moyen pour un achat était passé de 45 à 51.000 euros.

Pourquoi un tel assouplissement ?

Si cette décision a été prise, c'est parce qu'il y avait urgence à assouplir les règles. Pas pour l'instant, car on continue à avoir un taux de défaut parmi les plus bas du monde : 1% des emprunteurs n'arrivent pas à rembourser. Mais c'est plutôt un assouplissement en prévision des prochains mois.

On va finir l'année sur 900.000 transactions c'est-à-dire à peu près comme l'an dernier. Il s'agit d'un niveau normal, voire légèrement élevé. Après une année 2020 comme on a connu, rares sont les secteurs économiques qui se maintiennent, mais la moitié de ces transactions ont été réalisées en janvier/février. C'est colossal, mais c'est anté-Covid.

Il y a donc quand même eu un coup de frein sur la fin d'année avec le reconfinement.
Mais surtout, de nombreux programmes neufs sont à l'arrêt. Et ça, ça veut dire un marché plombé pour 2 ans. Le bâtiment avait fait savoir au début de la semaine qu'il s'attendait à 50.000 faillites dans les prochains mois. La sortie s'annonçait dangereuse. Avec un risque de flambée du chômage, mais surtout une sortie avec le pied sur le frein au moment où on veut relancer le bâtiment et faire de la rénovation thermique sur les anciens bâtiments. Pour ça, il faut des entreprises et des acheteurs. 

En bref, le montant total des prestations de protection sociale (santé, retraite, famille, chômage) a déjà bondit en 2019. Près de 763 milliards d'euros, en augmentation de 2,79%. On parle là de l'année avant la Covid-19 et malgré tout la situation des Français les plus fragiles s'était aggravée puisque les dépenses de lutte contre la pauvreté ont progressé de 18,4%, emportées par les mesures d'urgences pour répondre aux "gilets jaunes" notamment.

La note : 10/20 à Sony

Le groupe japonais vient de retirer CyberPunk, le jeu le plus attendu par les fans de gaming depuis des mois. Seulement voilà, il poussait tellement loin les performances techniques qu'il multipliait les bugs. Les acheteurs seront tous remboursés. Sony avait investi 270 millions d'euros dans ce jeu.

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