2 min de lecture Économie

Médicaments, emballages, livraisons… Capital enquête sur un gâchis révoltant

M6 diffuse ce dimanche 28 mars une enquête choc de "Capital" sur le gaspillage des médicaments et produits de parapharmacie. Un gâchis auquel s'ajoute celui produit par le secteur du e-commerce.

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Médicaments, emballages, livraisons... Capital enquête sur un gâchis révoltant Crédit Image : PETER KNEFFEL / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP | Crédit Média : M6 / C productions | Date :
Charline Vergne Journaliste

Une enquête choc est au programme de Capital ce dimanche 28 mars sur M6. Au cœur de cette émission : le gaspillage des médicaments et produits de parapharmacie, systématiquement détruits trois mois avant la date de péremption. L'enquête pointera également le gâchis généré par le secteur du commerce en ligne.

Selon l'enquête réalisée par nos confrères de M6, chaque année, une pharmacie jetterait en moyenne l'équivalent de 15.000 euros de produits. La raison principale évoquée est la suivante : être en mesure de proposer aux clients des produits d'une durée de vie suffisante pour ne pas mettre en danger leur santé. Mais, fustige l'enquête, ces produits seraient, la plupart du temps, toujours utilisables. 

Du côté des grossistes, même situation, justifiée pour d'autres raisons : de toute manière, les pharmacies n’accepteraient pas lesdits produits. Quid des laboratoires ? Là-bas, les produits seraient jetés six mois avant la date de péremption, assure le média. 

Une réglementation très (trop ?) stricte

Concernant ces deux derniers cas de figure, plus d’un milliard d’euros de produits seraient abandonnés chaque année. Des produits incinérés ou enfouis, ce qui génèrerait un coût écologique extrêmement préoccupant. Mais pourquoi de tels agissements ? La première justification avancée est la réglementation. En effet, lorsqu'un laboratoire produit un médicament, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) impose à celui-ci de créer un certain nombre de boîtes. 

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Par exemple, si la demande pour un certain médicament s'élève à 80.000 boîtes, le laboratoire devra produire 110.000 boîtes, pour conserver une certaine marge. Conclusion : 30.000 boîtes finiront probablement en destruction. Qu'en est-il du don de produits ? Il est autorisé - et même bénéfique - pour les entreprises qui défiscalisent, mais seulement jusqu'à un certain plafond. 

Avec l'arrivée de la loi sur l'économie circulaire, dès le 1er janvier 2022, il sera désormais interdit de détruire les invendus non-alimentaires, à l'instar des textiles et autres équipements électriques et électroniques. Les produits de parapharmacie seront quant à eux concernés d'ici fin 2023, mais pas les médicaments non périmés.

Le bilan carbone du secteur du e-commerce préoccupant

Dans la deuxième partie de l'enquête, on découvre une face cachée du commerce en ligne. Le bilan carbone du secteur, mis à la lumière du jour, est catastrophique : en moyenne, les emballages cartons expédiés aux clients seraient vides à hauteur de 43%. Autrement dit, les camions rouleraient, eux aussi, presque à vide, pour satisfaire les délais de livraison imposés.

Qu'est-ce que ces chiffres disent de notre façon actuelle de consommer ? Plus d'informations à découvrir, dans "Capital", ce dimanche soir.

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