2 min de lecture Consommation

Gaspillage alimentaire : une police pour traquer les commerçants qui jettent les invendus ?

INVITÉS RTL - Le député socialiste Guillaume Garot défend une nouvelle loi sur le gaspillage alimentaire pour renforcer les contrôles et améliorer l'éducation à l'alimentation à l'école. Jean-Baptiste Léger, directeur Responsabilité sociale et environnementale et affaires publiques de Lidl France lui répond.

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Une nouvelle loi anti-gaspillage Crédit Image : AFP PHOTO / PATRICK PLEUL | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi Journaliste RTL

Un projet de loi contre le gaspillage va être examiné ce mercredi 10 février à l'Assemblée nationale. Parmi les mesures fortes figure la création d'un fonds pour aider les associations à collecter les produits arrivant en fin de vie afin d'obtenir la création d'une police alimentaire.

Le député socialiste de la Mayenne Guillaume Garot avait fait voter une première loi sur le sujet il y a six ans. Il souhaite aujourd'hui renforcer le texte et faire de la lutte contre le gaspillage une grande cause nationale de 2021. 

"Nous sommes dans une crise qui frappe terriblement sur le plan social avec une précarité alimentaire grandissante. C'est insupportable de voir autant d'alimentation jetée d'un côté et autant de gens qui ne peuvent pas se nourrir tous les jours de l'autre", dit-il sur RTL.

Renforcer les contrôles, sanctionner la destruction

Le député mayennais souhaite donner des moyens aux associations pour diffuser leur message dans les médias pour aider chacun à être plus efficace. Il défend des actions concrètes comme la création d'une police alimentaire chargée de traquer les commerçants qui jettent les invendus dans les poubelles sans les valoriser.

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"Le problème aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de contrôle. L'idée est de créer une police alimentaire avec les services de la répression des fraudes et ceux du ministère de l'Agriculture pour sanctionner la destruction de nourriture consommable, interdite depuis 2016".

Le député souhaite aussi contrôler "la qualité des dons des invendus des grandes surfaces aux associations". "Il arrive que certaines considèrent les associations comme les centres de tri de leurs invendus. Ce n'est pas leur rôle", explique-t-il.

Autres propositions défendues par l'élu, rendre obligatoire l'éducation à l'alimentation à l'école et supprimer les dates et mention "à consommer de préférence avant le" sur certains produits non-périssables, comme les pâtes, le riz ou les céréales.

Les distributeurs estiment déjà jouer le jeu

Jean-Baptiste Léger est Directeur Responsabilité sociale et environnementale (RSE) et affaires publiques de Lidl France estime que "les supermarchés jouent le jeu" et rappelle que son enseigne fonctionne par exemple avec des gammes de produits restreintes

"Le meilleur moyen qu'un produit reste en rayon, c'est encore de le vendre. Nous avons un seul produit par besoin. Par exemple, une seule marque de jambon, qui se vendra plus facilement et atteindra plus rarement sa date de péremption".

Le distributeur pratique aussi la vente à prix très réduit pour les produits à date courte avec une offre à 1 euro la cagette pour des fruits et légumes un peu passés mais toujours consommables dont la moitié du prix est reversé aux associations.

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