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Gel des récoltes : "Il nous faudra 4 à 5 ans pour s'en remettre", estime une productrice de fruits

INVITÉE RTL - La présidente de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), Françoise Roch, a souligné la "détresse terrible" des agriculteurs qui ont connu le pire épisode de gel intense depuis 1991.

Un arbre fruitier gelé en France (illustration)
Un arbre fruitier gelé en France (illustration)
Crédit : Fabrice COFFRINI / AFP
Gel des récoltes : "Il nous faudra 4 à 5 ans pour s'en remettre", estime une productrice de fruits
12:43
La moitié de la production de fruits et légumes à la benne!
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Yves Calvi & Florise Vaubien

Après un épisode de gel intense entre le 6 et le 12 avril dernier, de nombreuses récoltes ont été perdues, au grand dam des agriculteurs. La moitié de la production annuelle de fruits a été détruite. Pour certaines productions, c'est encore pire : jusqu'à 60% de pertes pour les pêches, 70% pour les prunes, et même 80°% pour les abricots. Résultat : les fruits plus rares risquent d'être plus chers cet été. 

Françoise Roch, présidente nationale des producteurs de fruits, estime que cette vague de froid a provoqué des conséquences "exceptionnelles". "On a eu tout le mois d'avril en gelée, avec deux nuits (...) accompagnées des gelées noires : on est descendu entre -4 et -10 degrés" dans certaines régions. 

"On voit une détresse terrible chez les producteurs", explique la présidente, précisant qu'une aide psychologique doit prend en charge les sinistrés. Les jeunes agriculteurs sont particulièrement impactés, souligne-t-elle, alors qu'un épisode de gel intense avait déjà "tout détruit" en 1991

Jean Castex a annoncé, ce samedi 17 avril, un milliard d'euros d'aides et la création d'un "fonds de solidarité exceptionnel". Mais malgré les soutiens du gouvernement, "il nous faudra quatre à cinq ans pour s'en remettre", estime Françoise Roch et "c'est compliqué de revivre cette situation 30 ans plus tard", poursuit celle qui produit des pommes, des raisins et des prunes à Moissac, dans le Tarn-et-Garonne.

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D'autant plus que "produire des fruits demande beaucoup plus d'investissements" qu'avant puisque "tout coûte plus cher", ajoute-t-elle, avant de rappeler que de nombreuses fermes "étaient déjà endettées" avant le sinistre. 

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