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Emmanuel Macron : 3 affaires qui remettent en cause son bilan à Bercy

ÉDITO - La mauvaise gestion des cas de l'aéroport de Toulouse et des sociétés Technip et Renault-Nissan lorsqu’il était encore ministre de l'Économie entache l'image d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron à l'Élysée le 25 février 2019
Emmanuel Macron à l'Élysée le 25 février 2019
Crédit : Christophe Ena / POOL / AFP
Emmanuel Macron : les trois affaires qui remettent en cause son bilan à Bercy
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Emmanuel Macron : les trois affaires qui remettent en cause son bilan à Bercy
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François Lenglet - édité par Quentin Marchal

Un passé qui fait débat. Trois affaires gérées par Emmanuel Macron lorsqu’il était encore à Bercy reviennent aujourd’hui dans l’actualité, sous des couleurs peu flatteuses. La première est celle de l’aéroport de Toulouse, le quatrième aéroport français, privatisé alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l’Économie.

Selon Médiacités, les Chinois de Casil, à qui l'on avait vendu la moitié du capital de l'aéroport Toulouse Blagnac, vont distribuer l’intégralité des bénéfices sous la forme de dividendes versés aux actionnaires. L'actionnaire chinois conteste cette information, mais cela fait suite à un pompage systématique des bénéfices depuis que les Chinois sont propriétaires, dénoncé à la fois par l’Assemblée nationale et la Cour des Comptes

Emmanuel Macron avait à l’époque vanté, le "vrai projet industriel" des investisseurs retenus. En fait d’investissement, on n’a jamais fait qu’augmenter la taille des galeries marchandes de duty-free, soulignait un rapport parlementaire récemment. Le patron du consortium chinois avait d’ailleurs disparu plusieurs mois, juste après avoir obtenu la privatisation, dans des conditions très mystérieuses. Pour résumer, cette affaire ressemble à un gros raté pour l'actuel président de la République.

Une mauvaise gestion dans les affaires Technip et Renault

L’affaire Technip vient également entacher l'image du chef de l'État lors de son passage à Bercy. La société française du secteur de l’exploration pétrolière avait fusionné avec un américain plus petit que lui mais qui est en train de littéralement faire main basse sur l’entreprise, tout en installant le siège à Londres, pour raison fiscale. C’est un hold-up sur une pépite technologique française.

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Enfin et pas des moindres, il y a l’affaire Renault Nissan. Bien sûr, il y a les malversations supposées de Carlos Ghosn, réarrêté ce jeudi 4 avril, où la justice tranchera mais le début du contentieux entre Japonais et Français, ce qui a allumé la mèche, c’est la décision d’Emmanuel Macron de donner à l’État français des droits de vote double au capital de Renault, et de diluer les Japonais, qui y ont vu une nationalisation rampante, et qui en ont conçu un ressentiment qui ne fera que s’accentuer plus tard. 

Le président doit tirer les leçons du ministre

Ces trois affaires ne veulent pas forcément dire qu'Emmanuel Macron était un mauvais ministre de l'Économie puis qu'il y a des choses très réussies dans son bilan. Mais en matière d’entreprises, ce n’est pas une réussite et c’est d’autant plus étonnant qu’il était banquier d’affaire auparavant. C’est donc un monde qu’il connaissait bien.

Tout cela s'explique sans doute par un manque d'attention sur les intérêts nationaux, dans les deux premiers cas, au nom du fait qu’il faut laisser faire les investisseurs et que c’est la meilleure garantie de prospérité collective et dans le troisième cas, une sous-estimation de la susceptibilité nationale des Japonais.

Ces erreurs ne sont pas toutes rattrapables. Pour Renault, la nouvelle équipe de direction est en train de travailler à rétablir la confiance et à modifier l’équilibre des pouvoirs en faveur des Japonais. Mais pour Technip, c’est trop tard, l’entreprise a fichu le camp. 

Quant à Toulouse, l'aéroport est vendu. Il faut espérer que l’État soit beaucoup plus vigilant sur la sélection de l’acheteur et sur la définition de ses obligations en cas de vente d'Orly et Roissy. En clair, il faut espérer que Macron président saura tirer les leçons de Macron ministre.

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