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Renault-Nissan : quel avenir pour l'entreprise automobile ?

Alors que Carlos Ghosn fait face à une nouvelle enquête sur le financement de son mariage, le conseil d’administration de Nissan s'ouvre. Mais alors quel avenir pour l'entreprise tripartite Renault-Nissan-Mitsubishi ?

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Renault-Nissan : quel avenir pour l'entreprise automobile ? Crédit Image : ERIC PIERMONT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Cassandre Jeannin

Les ennuis judiciaires continuent pour Carlos Ghosn, cette fois-ci en France et non plus au Japon. Une enquête a été ouverte par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) sur son mariage qui s'était déroulé au Château de Versailles en 2016. Il semble que l'ex-patron automobile n'ait pas payé la location du château, qui aurait été indirectement couverte par un contrat de mécénat entre Renault et l'établissement public qui gère le monument. 

Abus de bien social ou simple oubli ? Ce sera à l'enquête de le déterminer. L'ancien dirigeant s'est déclaré prêt à rembourser les 50.000 euros en cause. Mais pendant ce temps-là, les entreprises dont il était à la tête tournent la page de l'ère Carlos Ghosn. 

Aujourd'hui même, Renault, Nissan et Mitsubishi doivent annoncer la création d'un conseil de l'Alliance, c'est-à-dire un organisme qui chapeautera toutes les coopérations entre les trois constructeurs. Ce conseil va se substituer aux sociétés communes, basées aux Pays-Bas, qui avaient été installées pour mettre en oeuvre ces coopérations. Certaines ont été mises en causes dans l’enquête japonaise, soupçonnées d'avoir servi aux malversations supposées de Carlos Ghosn. Jean-Dominique Senard, le nouveau patron de Renault, présidera ce conseil tripartite.

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Renault a-t-il repris la main sur Nissan ?

La présidence de Nissan est toujours en discussion. Les Français voulaient que Jean-Dominique Senard l'occupe mais les Japonais sont méfiants. Ils estiment que la concentration de tous les pouvoirs sur un seul homme, ce qui était le cas avec Carlos Ghosn, a été préjudiciable à leurs intérêts. 

Le conseil de l'Alliance est une solution habile pour éviter les sujets qui fâchent tout en maintenant une structure commune présidée par un Français. 

Quels sont les sujets qui fâchent ?

Le principal sujet qui fâche, ce sont les participations croisées qui attribuent à Renault le pouvoir capitalistique sur Nissan, le contrôle. Alors que l'inverse n'est pas vrai. Renault détient 43% du Japonais, celui-ci ne possédant que 15% du Français et sans droit de vote. 

Au sein de Renault, l'État français détient des droits de vote double. Une opération mise en place à la suite d'une manœuvre d'Emmanuel Macron quand il était ministre à Bercy. Celle-ci a tout déséquilibré en alertant les Japonais sur ce qu'ils ont perçu comme un désir d'hégémonie française. 

L'autre sujet qui fâche c'est la nomination des cadres dirigeants. Les Japonais ont de plus en plus de mal à travailler avec des Français chez Nissan. 

Ces sujets vont-il être objectivement abordés ?

La nouvelle équipe dirigeante souhaite rééquilibrer les choses. À terme, il est inévitable que les liens capitalistiques évoluent en faisant davantage de place à Nissan, tout en gardant la prééminence de Renault. C'est là où il va falloir trouver un équilibre subtil. 

Les nouveaux dirigeants sont désireux de maintenir les échanges de cadres et notamment de faire venir des Japonais à Paris chez Renault. En revenant, disent-ils, "à l'esprit initial de l'Alliance" c'est-à-dire à un management paritaire.

Quel rôle y aura-t-il pour Carlos Ghosn ?

Carlos Ghosn n'aura aucun rôle. Il est sorti du jeu d'abord parce qu'il doit assurer sa défense. En plus, il y a des problèmes juridiques. Il voulait par exemple se rendre au conseil de Nissan aujourd'hui puisqu'il est toujours administrateur, et il le sera jusqu'à ce qu'il soit révoqué le cas échéant par l'Assemblée générale. Il en a été empêché par la justice japonaise qui lui interdit de rencontrer des dirigeants de l'entreprise. 

Avec Renault, les liens ne sont pas plus étroits. Il n'y eu aucun contact entre Carlos Ghosn et son successeur depuis sa prise de fonction. 

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