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Coronavirus : les agences bancaires vont-elles disparaître peu à peu en France ?

ÉDITO - Comme le montre la fusion des réseaux de la Société générale et du Crédit du Nord, ce lundi, le mouvement de fermeture d’agences bancaires va s’amplifier en France dans les prochains mois.

Logos de banques, à Rennes, le 12 septembre 2011. (illustration)
Logos de banques, à Rennes, le 12 septembre 2011. (illustration)
Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Fusion de la Société générale et du Crédit du Nord : 600 agences vont fermer
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Coronavirus : les agences bancaires vont-elles disparaître peu à peu en France ?
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François Lenglet

Face au contexte économique lié à l'épidémie de coronavirus, le mouvement de fermeture d’agences bancaires s’amplifie en France. Dernier exemple en date, lundi 7 décembre, c’est la Société générale et le Crédit du Nord qui ont fusionné leurs réseaux et qui, à cette occasion, vont fermer 600 agences sur le territoire, pour économiser à terme quelque 450 millions d’euros.

La Société générale rejoint ainsi la grande banque espagnole Santander, qui annonçait, en novembre, amputer d’un tiers son réseau et supprimer 4.000 emplois. La Suédoise Handelbanken va également diviser par deux le nombre de ses agences et la plupart des grandes banques britanniques et allemandes ont aussi fait des annonces similaires.

La crise sanitaire a accéléré ce mouvement, qui avait commencé bien avant, avec l’essor d'internet et des applications bancaires. Au Crédit Agricole ces dernières années, la fréquentation des agences a par exemple chuté de 7% par an. Il restait pourtant un segment de clientèle accrochée au guichet, les 50 – 70 ans, qui sont moins connectés que les jeunes et généralement beaucoup plus intéressants pour les banques car ils possèdent des économies plus substantielles. 

SI la France reste le grand pays d’Europe où il y a le plus d’agences par rapport à la population, les séniors se sont mis au digital lors du confinement, par nécessité, et ils vont y rester, au moins pour remplacer les visites les plus courantes qu'ils effectuaient en agence. 

Le digital, nouveau destin de l'économie

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Ce phénomène dans les banques est la même évolution qu'avec le commerce en ligne, où l'épidémie de la Covid-19 a provoqué le basculement de populations qui jusque-là étaient hostiles aux achats sur internet. Cela engendre de lourdes conséquences pour l'emploi puisqu'il se produit dans la banque le mouvement exactement inverse à celui des années 1970, lorsqu'on a couvert le territoire national d'agences.

Ce secteur avait alors été un ascenseur social à lui tout seul, parce qu'il a offert des carrières montantes à la classe moyenne française, à des jeunes qui étaient peu diplômés. Face à la crise sanitaire, c’est toute l’économie physique qui est malmenée par la peur de la contagion, et qui se trouve partiellement remplacée par l’information et la transaction numérique. 

Le distanciel gagne sur le présentiel. À l'avenir, il restera certes des magasins innovants, des shows-room pour les voitures et des agences bancaires pour les services à valeur ajoutée pour les particuliers et les entreprises mais le digital demeure plus que jamais le nouveau destin de l’économie.

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