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Coronavirus : avec l'épidémie, Disney s'attaque au numérique et à Netflix

ÉDITO - L'entreprise américaine a attiré près de 100 millions d'abonnés sur sa plateforme de vidéo à la demande. Avec Disney+, l'objectif est maintenant de se mettre au niveau de Netflix.

Mickey posant devant le château de la Belle au bois dormant, au parc Disneyland Paris (illustration).
Mickey posant devant le château de la Belle au bois dormant, au parc Disneyland Paris (illustration).
Crédit : AFP / THOMAS SAMSON
Coronavirus : avec l'épidémie, Disney s'attaque au numérique et à Netflix
03:35
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LENGLET 245300
François Lenglet
Animateur

Les productions Disney se transforment avec le décollage de leur service sur internet. Le célèbre studio aux grandes oreilles, qui va bientôt fêter ses 100 ans, a bien sûr subi violemment l’épidémie de coronavirus. Les parcs à thème comme Eurodisney, près de Paris, ont été fermés, tout comme les cinémas, privant la compagnie de l’habituel succès de fin d’année dans les salles obscures. 

Mais 2020 aura aussi été la confirmation d’un virage stratégique pour l’entreprise avec le succès du service de vidéo à la demande sur internet, le streaming, qui diffuse toutes les productions maisons : les films Disney, mais aussi Star Wars, Marvel, National Geographic. Disney+, c’est son nom, approche les 100 millions d’abonnés. Il en a gagné près de 10 millions pendant les fêtes. Disney est en train de devenir un géant de l'internet.
 
Disney ne renoncera pas de suite à exploiter ses films en salles, parce que les vrais cinémas subsisteront, mais de façon marginale, pas comme le mode de diffusion-roi qu’ils ont été, avec la primeur de l’exploitation. 

Des pertes liées aux investissements

Si Disney bascule vers le numérique, l’Internet, c’est pour court-circuiter les intermédiaires, les exploitants de salle, mais aussi les chaînes de télévision sur le câble, qui jusqu’ici achetaient les productions pour les diffuser. Le streaming, c’est la vente directe du producteur au consommateur, exactement comme fait Netflix. 

Tous les gros acteurs de la production d’image, GAFA y compris, sont en train de tenter de concurrencer Netflix et ses succès, et de quitter les modes de diffusion traditionnels en déclin, câble et cinéma.
 
Pour Disney, en supprimant les intermédiaires, on supprime des redevances et on augmente en théorie les marges. Aujourd’hui, Disney perd pourtant de l’argent avec son service, à cause des investissements, mais ça ne devrait pas durer. 

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De plus, avec le streaming, vous connaissez intimement votre client. Ses goûts, ses habitudes : tout est consigné dans son historique de consultation. C’est très précieux pour lui vendre davantage, ou d’autres choses. La connaissance individuelle du consommateur, ça vaut de l’or, c’est la base du marketing. Sans compter qu’avec un modèle d’abonnement d’une dizaine d’euros ou de dollars chaque mois, les revenus sont réguliers et prévisibles.

Des centaines de films ajoutés

L’enjeu, c'est donc d'alimenter ces sites du streaming, mettre du contenu dans le tuyau. Une guerre entre les opérateurs se profile pour fournir le maximum d’heures de programme afin de nous distraire. Soit des films existants qu’il faut acquérir, soit de la production spécifique. 

Netflix a ainsi proposé 370 nouveautés sur l’année passée, une par jour. C’est dire le montant des investissements nécessaires dans la production. Amazon met également les bouchées doubles, avec son service Prime. Quant à Disney, à partir de la semaine prochaine, il propose un nouveau canal, Star, avec 3.800 heures de programmes supplémentaires, 250 films et documentaires et une quarantaine de séries. 

Avec tout cela, Disney espère bien rattraper Netflix et ses plus de 200 millions d’abonnés. Ce serait la seconde fois que l’entreprise survit à une épidémie mondiale. La première fois, c’était en 1918, lorsqu’un jeune engagé américain, infirmier en France, avait attrapé la grippe espagnole. Il s’appelait Walt Disney.

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