2 min de lecture Société

Violences conjugales : "Il arrive à instrumentaliser la justice", témoigne Sophie

TÉMOIGNAGE - Après des années de coups et d'insultes, Sophie a décidé de quitter son compagnon. Aujourd'hui, il continue de la harceler par tous les moyens possibles.

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Violences conjugales : "on ne prenait pas mes plaintes", témoigne Sophie Crédit Image : M6 | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Émilie Baujard
Emilie Baujard édité par Marie Zafimehy

"Il arrive à me harceler de toutes les manières possibles". Après avoir son quitté son conjoint violent, Sophie a décidé de tout quitter avec son fils pour vivre dans le sud de la France. Mais même à 800km, son ex-compagnon trouve les ressources nécessaires pour l'atteindre.

Le 13 novembre, Sophie racontait son histoire à Marlène Schiappa en direct sur RTL. Je vis des situations de violences depuis très longtemps", témoignait-elle émue aux larmes. "Je vous demande comment faire pour se libérer de ça."

À l'occasion de la fin du Grenelle des violences conjugales, Émilie Baujard l'a rencontrée. Elle décrit en détails comment son ex-compagnon la harcèle. "Il multiplie les procédures à mon encontre : en 2016, j'ai été convoquée 40 fois par les gendarmes pour des plaintes qui ont toutes été classées", témoigne-t-elle. "Il arrive à instrumentaliser la justice." 

C’est très difficile pour moi de faire valoir ma parole

Sophie, victime de violences conjugales
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Sans ressources, Sophie organise sa défense comme elle peut. Toutes ces procédures l’empêchent de travailler. Aujourd'hui, elle fait des ménages à mi-temps. "Il arrive à organiser notre précarité, il préfère payer des grands avocats pour ne pas payer de pensions alimentaire", explique-t-elle. "J'ai du prendre des crédits pour faire juste des photocopies pour mes dossiers, je n’avais pas assez d’argent."

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Chaque jour, Sophie craint de nouvelles attaques. "Je vis dans la peur d’ouvrir ma boîte aux lettres parce que je ne sais pas si je vais trouver une procédure, ou d’avoir un appel masqué parce que je sais pas si c’est pas la gendarmerie qui va m’appeler", confie-t-elle.

Une situation qu'elle ne comprend pas. "C’est très difficile pour moi de faire valoir ma parole dans ce contexte, alors que j’attendais de la part de la justice réconfort, protection, explique-t-elle. En n'agissant pas, en ne prenant pas de mesures, la justice permet tout ça."

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