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VIDÉO - Violences conjugales : de la plainte aux tribunaux, comment mettre un terme au "fléau" ?

NOUS L'AVONS VU - Dans un documentaire intitulé "Violences conjugales : ce fléau qui tue", les équipes de "Zone Interdite" donnent la parole à des victimes pour comprendre les dysfonctionnements du système.

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Extrait de l'émission "Zone interdite" : "Violences conjugales : ce fléau qui tue" Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : M6 | Date :
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Elles s'appellent Aurélie, Eva, Alizée. Toutes font partie des victimes de violences conjugales que les équipes de Zone Interdite ont suivi pour le documentaire qui sera diffusé sur M6 dimanche 24 novembre à 21h05. Intitulé "Violences conjugales : ce fléau qui tue", cet épisode donne la parole à ces femmes qui vivent ou ont vécu l'horreur avec leur conjoint ou leur ex.

"Quand on sort du commissariat, on se sent coupable alors qu'on est victime", martèle ainsi Aurélie, victime de violences conjugales pendant plusieurs années. D'un dépôt de plainte à Villeneuve-d'Ascq (Nord) à un procès aux Assises de Besançon (Doubs) en passant par les interventions policières, la réalisatrice Mélanie van der Ende documente le parcours du combattant de ces femmes qui se retrouvent face à un système policier et judiciaire souvent défaillant

Pourtant, sur le territoire de Besançon où le documentaire a été en partie tourné, la prise en charge des affaires de violences conjugales paraît efficace. "Là-bas, à chaque fois qu'il y a une plainte pour violences conjugales, il y a une réponse pénale, cela devrait être la règle", explique Mélanie van der Ende. 

Des dispositifs qui marchent

La réalisatrice s'est ainsi rendue dans un des six foyers pour hommes auteurs de violence avec sa caméra, un type de structure réputé pour réduire le taux de récidive encore trop rare en France. "Ça a été un long travail pour obtenir les autorisations de filmer et surtout obtenir le témoignage d'un homme violent", confie-t-elle à RTL. 

Autre dispositif mis en lumière dans le documentaire : une plateforme de chat qui permet à un policier de communiquer avec une femme victime de violences conjugales au sein-même d'un commissariat. Encore trop peu connue, celle-ci se trouve sur le site Service Public et est accessible en tout anonymat.

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"Image rare", Mélanie van der Ende s'est aussi rendue à l'audience d'un procès aux Assises de Besançon. Là, elle a pu suivre la famille de Marion, tuée par son compagnon. Celui-ci, avec l'aide de son avocat, plaide le "crime passionnel". Un euphémisme (trop) souvent utilisé lorsqu'il s'agit de traiter ce que l'on appelle juridiquement "un crime sur conjoint" et dans le langage courant, un féminicide.

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