2 min de lecture Polémique

Unef : polémique autour des réunions non-mixtes

VU DANS LA PRESSE - Après les propos de la présidente de l'Unef concernant l'existence de réunions non-mixtes au sein de l'organisation, la classe politique s'indigne.

Des manifestants brandissaient une banderole du syndicat étudiant Unef lors d’une manifestation de jeunes contre la précarité des étudiants à Paris le 16 mars 2021.
Des manifestants brandissaient une banderole du syndicat étudiant Unef lors d’une manifestation de jeunes contre la précarité des étudiants à Paris le 16 mars 2021. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Camille Guesdon
Camille Guesdon journaliste

La polémique enfle et les critiques pleuvent sur le syndicat étudiant de l'Unef. Tout a commencé le mercredi 17 mars. Invitée sur Europe 1, Mélanie Luce la présidente de l'Unef, a confié qu'il existait des réunions non-mixtes, réservées aux personnes victimes de discriminations raciales, au sein de son organisation. 

La classe politique a immédiatement réagi à ces propos, dans un contexte où le syndicat étudiant est pointé du doigt dans l'affaire de l'IEP de Grenoble. Pour les détracteurs de l'Unef, les propos de Mélanie Luce sont la preuve que le syndicat organise des réunions "interdite aux Blancs". Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale et ancien responsable local et national de l'organisation a condamné ces agissements. Selon lui "l’Unef a fait un choix, pour survivre, d’un clientélisme indigéniste exacerbé totalement scandaleux" avant d'ajouter que le syndicat n'est "plus représentatif de la vie étudiante". Christophe Castaner demande des "moyens judiciaires" contre l'Unef.

"Une polémique un peu montée en épingle", selon le vice président de l'Unef

Les critiques sont nombreuses à l'encontre de l'Unef. Sur France Inter, Bruno Retailleau, le président du groupe LR au Sénat, a réclamé que Mélanie Luce fasse l’objet de poursuites : "Je demande au garde des Sceaux d’utiliser un moyen pour mettre en œuvre l’action publique pour la condamner, ou en tout cas pour rechercher ses responsabilités, pour provocation à la haine raciale". Julien Aubert, député LR du Vaucluse, a annoncé sur Twitter avoir déposé plainte contre le syndicat étudiant, avec trois autres parlementaires LR. De son côté, François-Xavier Bellamy, l'eurodéputé LR a demandé la dissolution de l'Unef, comme Eric Ciotti ou le sénateur Stéphane Ravier. 

Face à ces nombreuses réactions de la classe politique, Adrien Liénard, le vice président du syndicat étudiant a dénoncé jeudi 18 mars sur franceinfo que "malheureusement, encore une fois, c'est une polémique un peu montée en épingle". Selon lui "beaucoup de personnes, notamment au sein du personnel politique, parlent sans savoir" avant d'ajouter que "ce qui est organisé, ce sont des groupes de parole pour les personnes qui sont victimes de discriminations".

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