16 min de lecture Attentat en Isère

Un corps décapité et quatre personnes en garde à vue après l'attentat en Isère

Un cadre d'entreprise "abjectement décapité", des drapeaux islamistes et une explosion: un attentat, dont l'auteur présumé a été arrêté, a été commis vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, moins de six mois après ceux de Paris.

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Attentat en Isère : le fil des événements Crédit Image : AFP | Durée : |
BenjaminHuepro
Benjamin Hue
et Marie-Pierre Haddad

La France a de nouveau été la cible d'une attaque terroriste. Un homme "abjectement décapité", des drapeaux islamistes et une explosion: un attentat a été commis vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, près de Lyon, moins de six mois après ceux de Paris qui avaient fait 17 morts. L'attaque est survenue vers 10 heures dans une unité du groupe américain Air Products située dans une vaste zone logistique à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu, non loin de l'aéroport Saint-Exupéry.

Une explosion dévastatrice évitée. Selon les premiers éléments, l'auteur de l'attentat est arrivé seul dans une voiture bénéficiant d'un agrément pour accéder au site, classé Seveso et par conséquent protégé, et a foncé sur des bonbonnes des gaz, stockées en très grand nombre provoquant une explosion dont il réchappait. Il tentait alors de déclencher une autre explosion - qui aurait pu être bien plus dévastatrice (43 personnes se trouvaient sur le site)- quand deux pompiers sont intervenus, l'un d'eux parvenant à le maîtriser. 

Une mise en scène macabre. Les gendarmes dépêchés sur place découvraient un corps "abjectement décapité", puis une tête accrochée au grillage d'enceinte. La victime était directeur commercial au sein d'une entreprise de transport de la banlieue lyonnaise qui employait l'auteur présumé de l'attentat depuis le mois de mars. C'est la première fois qu'un homme est décapité en France lors d'un attentat, alors que cette pratique est fréquente dans les zones de Syrie et d'Irak aux mains du groupe Etat islamique. À Chassieu, les employés du patron décapité sont sous le choc. Choqués par l'horreur du crime commis par le terroriste présumé, ils dressent le portrait d'un chef d'entreprise "conciliant".

Un suspect connu des services de renseignement interpellé et identifié. Il s'agit de Yassin Salhi, né en mars 1980. L'homme n'avait pas de casier judiciaire, mais avait fait l'objet d'une fiche S par les services de renseignement en 2006 pour "radicalisation" et était en lien avec la mouvance salafiste lyonnaise. Cette fiche n'a pas été renouvelée en 2008 mais deux notes des services de renseignement s'alarmaient de sa radicalisation entre 2011 et 2014. Au total, quatre personnes sont en garde à vue. Des perquisitions ont eu lieu au domicile du suspect à Saint-Priest, où sa femme et sa sœur ont été interpellées.

Un homme discret. À Saint-Priest où Yassin Salhi vivait avec son épouse et leurs trois enfants de 6 à 9 ans, dans une petit immeuble HLM de trois étages, les voisins décrivaient vendredi "une famille discrète". "Il ne parlait à personne. On se disait juste 'bonjour-bonsoir'", racontait un autre voisin au sujet du suspect, qui ne se distinguait pas non plus par sa tenue: "Il avait juste une petite barbe", selon lui. Un jeune affirmait lui n'avoir "jamais vu" Yassin Salhi à la mosquée de Saint-Priest. Le recteur de la Grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, a condamné un "attentat diabolique perpétré en plein mois de ramadan": "Nous ne pouvons tolérer ce que ces messagers de la haine font au nom de l'islam."

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour "assassinat, tentative d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Les enquêteurs doivent notamment déterminer les motivations de l'auteur, les circonstances de la décapitation de la victime et d'éventuelles complicités. Pour l'heure, "aucun élément ne permet d'affirmer que le suspect était accompagné d'un complice dans l'usine ou qu'il a bénéficié d'aide pour le repérage", a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins. 

Plan Vigipirate maximal en Rhône-Alpes pour trois jours. Depuis Bruxelles, où se tenait un Conseil européen, François Hollande a évoqué "une attaque de nature terroriste" avant de présider un conseil restreint à l'Élysée pour faire le point sur les attentats en Isère et en Tunisie. À la sortie, le chef de l'État a annoncé la mise en place du plan Vigipirate à son niveau maximal pendant trois jours dans la région Rhône-Alpes. De son côté, le Premier ministre Manuel Valls a écourté sa visite officielle en Colombie et appelé à une vigilance renforcée sur l'ensemble des sites sensibles de la région.

Revivez le déroulé des événements de la journée dans notre live ci-dessous.

20h30 - Risque terroriste "extrêmement élevé", selon Bernard Cazeneuve  Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a jugé vendredi soir sur TF1, après l'attentat contre une usine en Isère, que la France faisait face à un risque terroriste "extrêmement élevé". 

20h - Le fait que l'usine visée par l'attentat qui a fait un mort vendredi en France appartienne à un groupe américain n'a apparemment "pas de signification particulière", a estimé le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron, en visite à Washington. 

19h40 - Le héros du jour tient à rester anonyme. Un membre du SDIS38 a neutralisé le suspect de l'attentat dans une usine à Saint-Quentin-Fallavier en Isère. Bernard Cazeneuve lui a rendu hommage. Retrouvez le récit des faits dans notre article. 

19h28 - "Un lien avec la mouvance salafiste lyonnaise". Le procureur indique que Yassin Salhi est marié depuis plus de dix ans et père de trois enfants. Il a fait l'objet d'une fiche S entre 2006 et 2008 pour islamisme radical mais n'a aucun casier judiciaire. Il a cependant continué à attirer ponctuellement l'attention des services de renseignement entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise.

19h25 - Le procureur confirme que quatre personnes sont toujours en garde à vue ce soir. Le suspect, son épouse, sa sœur et un autre individu, pour association de malfaiteur terroriste criminelle.

19h23 - Le patron de l'entreprise de transport décapité était âgé de 54 ans, indique François Molins. Il employait Yassin Salhi depuis le mois de mars comme chauffeur livreur.

19h20 - "Aucun élément ne permet d'affirmer que le suspect était accompagné d'un complice dans l'usine ou qu'il a bénéficié d'aide pour le repérage", indique le procureur, précisant que des perquisitions sont toujours en cours au domicile de Yassin Salhi et dans son véhicule.

19h18 - "Les pompiers ont surpris le suspect dans un hangar alors qu'il était en train d'ouvrir des bouteilles d'acétone".

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19h15 - Le procureur de la République de Paris François Molins retrace le fil des événements lors d'une conférence de presse.

18h55 - Quatre personnes en garde à vue. Selon Le Monde, quatre personnes sont désormais en garde à vue ce soir. Yassin Sahli, le terroriste présumé, sa femme et sa sœur, qui étaient à son domicile lors des perquisitions, ainsi qu'une amie de la sœur. Le frère de Yassin Salhi est également entendu par les enquêteurs mais pas sous le régime de la garde à vue.

18h45 - Air Products sécurise ses sites. Dans un communiqué, l'entreprise américaine a indiqué qu'elle relevait le niveau de sécurité de ses sites à travers la planète.

18h40 - La Maison Blanche condamne les attaques "odieuses" en France, Tunisie et Koweït.

18h20 - À Chassieu, les employés du patron décapité sont sous le choc. Notre reporter Serge Pueyo est allé à la rencontre des salariés de l'entreprise de transport et de livraison ATC, dont le patron, Hervé C., a été décapité par Yassin Salhi, l'un de ses employés. Choqués par l'horreur du crime commis par le terroriste présumé, ils dressent le portrait d'un chef d'entreprise "conciliant".

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À Chassieu, les employés du patron décapité sont sous le choc Crédit Média : Serge Pueyo | Durée : | Date :

18h15 - Yassin Salhi est "un loup déguisé en agneau". Abdel Karim, un ancien collègue de l'auteur présumé de l'attentat, se confie au micro de Serge Pueyo sur la personnalité du terroriste.Il dépeint un individu discret et se dit "dégoûté" par l'exécution du chef d'entreprise décapité.

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Yassin Salhi est "un loup déguisé en agneau" Crédit Média : Serge Pueyo | Durée : | Date :

18h05 - Israël appelle les juifs à quitter la France après l'attaque près de Lyon. Un ministre israélien a appelé vendredi les juifs de France à venir vivre en Israël après l'attaque jihadiste meurtrière menée près de Lyon. "J'appelle les juifs de France - venez à la maison ! L'antisémitisme augmente, le terrorisme progresse", a déclaré le ministre israélien de l'Immigration Zeev Elkin, un membre du parti du Likoud (droite) du Premier ministre Benjamin Netanyahu. "Ceci est une mission nationale de la plus haute priorité", a-t-il ajouté dans un communiqué. Le Premier ministre israélien appelle régulièrement les juifs d'Europe à rejoindre "en masse" Israël. La France abrite la plus grosse communauté juive d'Europe avec quelque 550.000 personnes. 

18h - Suivez les reportages des reporters de la rédaction et les réactions de spécialistes du terrorisme dans notre journal de 18h.

17h45 - Invité de RTL, Claude Guéant estime qu'il faut s'habituer à vivre sous la menace terroriste.  "Il faut que nous ayons à l'esprit qu'il y a un risque et que l'on s'habitue à vivre différemment. Des mesures simples pouvant être prises", selon lui même si "face à des gens déterminés, on n'évacuera pas définitivement les risques mais on peut le réduire"

17h15 - L'Élysée publie sur Twitter des photos du conseil restreint qui s'est tenu vendredi après-midi au palais présidentiel. 

17h - "Une famille discrète". À Saint-Priest où Yassin Salhi vivait avec son épouse et leurs trois enfants de 6 à 9 ans, dans une petit immeuble HLM de trois étages, les voisins décrivaient vendredi "une famille discrète". "Leurs enfants jouent avec les miens", indiquait une mère d'une quarantaine d'années. "Il ne parlait à personne. On se disait juste 'bonjour-bonsoir'", racontait un autre voisin au sujet du suspect, qui ne se distinguait pas non plus par sa tenue: "Il avait juste une petite barbe", selon lui. Un jeune affirmait lui n'avoir "jamais vu" Yassin Salhi à la mosquée de Saint-Priest. 

16h50 - Le chef de l'État a par ailleurs affirmé que le chef d'entreprise décapité était "un homme de 50 ans qui a été lâchement assassiné".

16h40 - Plan vigipirate en alerte maximale en Rhône-Alpes. Au sortir du conseil restreint qui s'est tenu à l'Élysée, François Hollande affirme que le plan vigipirate est désormais porté "en alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes.

16h20 - Le chef d'entreprise décapité était le patron du suspect. L'homme d'environ 45 ans retrouvé décapité aux abords du site de l'usine Air Products était l'employeur de Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attentat. La tête de la victime a été retrouvée accrochée au grillage de l'enceinte du groupe américain Air Products à Saint-Quentin-Fallavier, entourée de deux drapeaux islamistes, signe d'une mise en scène. C'est la première personne décapitée en France lors d'une attaque terroriste, une pratique fréquemment utilisée en Syrie et en Irak par le groupe Etat islamique (EI).

15h55 - Les perquisitions continuent au domicile du suspect. Yassin Salhi habitait un quartier résidentiel de Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon. Il y vivait avec sa femme et leurs trois enfants, rapporte France Bleu.

Les hommes de la BRI au domicile de Yassin Salhi
Les hommes de la BRI au domicile de Yassin Salhi Crédit : AFP

15h40 - L'épouse de Yassin Salhi interpellée près de Lyon, a appris l'AFP de source judiciaire. Il s'agit de la troisième interpellation, après celles de Yassin Salhi et d'un autre homme, qui avait été repéré en train de faire des allers-retours suspects aux abords du site de gaz industriels où a été commis l'attentat. 

15h25 - La compagne de Yassin Salhi "ne comprend pas". Interrogée par Europe 1, la compagne du suspect ne croit pas que son mari ait pu commettre un tel acte. "Il est parti au travail ce matin à 7 heures. Il fait des livraisons. Il n'est pas rentré entre midi et deux. Ma belle-soeur m'a dit d'allumer la télévision pour regarder le journal. Et là, elle est en train de pleurer. J'ai le coeur qui va s'arrêter", a confié la jeune femme qui a été ensuite été interpellée dans le cadre de l'enquête.

15h15 - "Des attaques improvisées qui demandent peu de moyens". Spécialiste du terrorisme, Jean-Charles Brisard explique au micro de RTL que les "moyens extrêmement rudimentaires" utilisés par les assaillants "répondent en tous points aux appels lancés par Daech".

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Attentat en Isère : "Des attaques vraisemblablement improvisées", selon Jean-Charles Brisard Crédit Image : Kervin Portelli | Crédit Média : La rédaction de RTL | Durée : | Date :

15h - La personne décapitée identifiée. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agit du chef d'une entreprise de transport de la banlieue de Lyon qui serait âgé d'environ 45 ans. Il disposait d'une habilitation pour entrer sur le site de la société américaine Air Products, située à Saint-Quentin-Fallavier, entre Lyon et Bourgoin-Jallieu,  non loin de l'aéroport. Selon l'analyse des images de vidéosurveillance, sa tête a été mise sur un grillage par son assassin présumé.

14h50 - Les services de renseignement étaient au courant de la radicalisation du suspect. Yassin Salhi a été pris en compte par la DGSI l'année dernière après la rédaction de deux notes d'information des services d'informations générales du département du Doubs en 2013 et en 2014.

14h45 - Hollande à l'Élysée pour un Conseil restreint. De retour de Bruxelles, le président François Hollande est arrivé vendredi à 14H30 à l'Élysée, où il doit présider à 15H30 un Conseil restreint après l'attentat commis dans une usine de Saint-Quentin-Fallavier 

14h35 - La voiture avait l'autorisation d'entrer sur le site. La voiture utilisée par les assaillants était autorisée à entrer sur le site d'Air Product, selon France Bleu Isère.

14h30 - Intervention du Raid au domicile du suspect. Notre reporter Arnaud Grange nous signale que les hommes du Raid interviennent au domicile de Yassin Salhi, le suspect arrêté et identifié en fin de matinée.

Intervention du raid au domicile de Yassin Salhi, l'homme suspecté d'avoir commis l'attentat en Isère
Intervention du raid au domicile de Yassin Salhi, l'homme suspecté d'avoir commis l'attentat en Isère Crédit : Arnaud Grange

14h16 - Au moins une interpellation supplémentaire dans l'enquête. Au moins une personne supplémentaire a été interpellée vendredi dans le cadre de l'enquête sur l'attentat perpétré dans une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a-t-on appris de source proche du dossier. "Un  véhicule a été repéré en train de faire des allers-retours suspects en périphérie de l'enceinte, son numéro d'immatriculation a été relevé et son propriétaire a été identifié. Il a été arrêté", a détaillé cette source. Aucun lien formel n'a toutefois été établi à ce stade entre l'attaque et cet homme. 

14h01 : Une seconde personne a été interpellée à son domicile, "dans son quartier pavillonnaire", annonce Le Dauphiné Libéré.

13h57 : Bernard Cazeneuve a déclaré que la victime "innocente" est "en cours d'identification". Elle a été "abjectement décapitée".

13h55 : Les responsables politiques de droite comme de gauche ont manifesté leur vive émotion et appellent à l'unité.

13h50 : Après François Hollande, Manuel Valls rentre en France. Il se trouvait en déplacement en Amérique du sud. Le Premier ministre a déclaré que "le terrorisme islamiste a frappé une nouvelle fois en France".

13h44 : L'homme de 35 ans a été interpellé, il est suspecté d'avoir commis l'attentat dans une usine à Saint-Quentin-Fallavier.

13h41 : L'usine visée est classée Seveso (du nom d'une ville italienne victime d'une catastrophe chimique en 1976), ce qui signifie qu'elle utilise des produits à risques, des gaz, des hydrocarbures. 

13h36 : Selon nos informations, la compagne du suspect, ainsi que ses proches sont en garde-à-vue.

13h31 : Selon une source des services de sécurité intérieure, un attentat comme celui de l'usine de Saint-Quentin-Fallavier n'est pas surprenant.

13h27 : Une voiture avec deux individus à bord a forcé le barrage à l'entrée d'Air Products avant de provoquer des bonbonnes de gaz provoquant une très fort déflagration. Le Dauphiné Libéré évoque un "rodéo" pour percuter les bonbonnes. 

13h21 : Selon Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, "l'identité est en cours de précision. Ce personnage avait fait l'objet d'une fiche 'S' en 2006 pour radicalisation, qui n'a pas été renouvelée en 2008. Il n'avait aucun casier judiciaire". Il ajoute que l'auteur présumé a été "en lien avec la mouvance salafiste".

13h18 : Nicolas Sarkozy s'est à son tour exprimé et réclame "toute la lumière" et un "niveau de vigilance réhaussé".

13h10 : François Hollande rappelle qu'il faut "porter des valeurs et ne pas céder à la peur, jamais".

Réaction du président François #Hollande à la suite de l'attentat en #Isère. #InstaPR

Une vidéo publiée par Présidence de la République (@elysee) le

12h46 : "L'intention ne fait pas de doute, c'est de provoquer une explosion. L'attentat est de nature terroriste", a déclaré François Hollande. Le président de la République confirme que la tête décapitée, porte des "inscriptions. L'émotion ne peut pas être la seule réponse, c'est l'action, la prévention et la nécessité de porter des valeurs et de ne pas céder à la peur (...) Le suspect a été arrêté et il est identifié", ajoute-t-il.

12h39 : Les réactions se multiplient depuis l'annonce d'un attentat à Saint-Quentin-Fallavier. Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV dénonce "une folie meurtrière" et sa solidarité avec "les victimes et leurs familles". Ne laissons pas gagner la haine".

12h37 : Alain Juppé rappelle que "la menace terroriste est au maximum". Il souhaite que "l'État doit mettre en oeuvre pour protéger ses citoyens".

12h27 : Les autorités "ont reçu l'ordre des consignes pour renforcer la sécurité de tous les sites classés Seveso, en Isère", selon Le Dauphiné Libéré.

12h22 : Un Conseil de défense se réunit ce vendredi à 15 heures, à l'Élysée, comme l'annonce le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "Malheureusement, un nouvel attentat terroriste vient de se produire, je suis donc obligé d'écourter ma visite", a expliqué le ministre aux salariés de l'usine Turbomeca, peu avant midi.

12h14 : Selon Le Dauphiné Libéré, la première adjointe de La Verpillière est arrivée à 11h30. Elle confirme que le bâtiment était mis à la disposition des services de secours.

12h12 : Marine Le Pen, demande "immédiatement" des "mesures fermes et fortes" pour "terrasser l'islamisme"

12h06 : Selon les premières informations, une explosion a retenti au sein de l'usine et aurait fait un mort et plusieurs blessés. Une tête a été retrouvée sur un grillage longeant la route et serait marquée avec des inscriptions en arabe. Selon Le Dauphiné Libérédeux hommes auraient pénétré dans le bâtiment en voiture et une interpellation a été effectuée. Le parquet anti-terroriste a ouvert une enquête. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devrait arriver sur place dans les heures qui viennent.

12h02 : Les témoignages commencent à arriver, alors qu'un attentat à été commis au sein de l'usine Air Products située à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. Dans une usine de meubles aux alentours, les commerçants évoquent une "grosse secousse".

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Attentat en Isère : Un commerçant évoque "une secousse tel le passage du mur du son" Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

11h58 : Le Dauphiné Libéré annonce qu'un homme serait "activement recherché circulant à bord d'un véhicule".

11h54 : Selon le correspondant de France 2 à Bruxelles, François Hollande va quitter la capitale belge "en début-d'après-midi".

11h48 : Une enquête est ouverte pour "assassinat et tentatives d'assassinats en bande organisée". La section anti-terroriste du parquet de Paris s'en saisit, selon le communiqué de presse du procureur de la République.

11h44 : L'usine Air Products où a eu lieu l'attentat est une usine de produits chimiques, fondé en 1940. "Nous fournissons des gaz industriels, des produits chimiques, des équipements et les technologies connexes. Nous sommes le plus grand fournisseur d'hydrogène et d'hélium au monde", explique le site de l'entreprise

11h39 : Manuel Valls ordonne une "vigilance renforcée" sur tous les sites sensibles de Rhône-Alpes, selon Matignon

11h37 : Joëlle Huillier, députée socialiste de l'Isère, explique que "des dizaines de véhicules de police, de gendarmerie et de pompiers ont été dépêchées sur le site de l'usine de gaz industriels Air Products", sur BFM TV.

11h35 : L'homme a été "décapité à l'intérieur de la cour. Il ne s'agit pas d'un employé de la société. Sa tête aurait été retrouvée à plusieurs dizaines de mètres de son corps", explique Le Dauphiné Libéré. Elle serait recouverte d'inscriptions en arabe.

11h31 : La tête de la victime aurait été accrochée au grillage de l'enceinte de l'usine, le long de la RD311.

11h27 : Le lieu de l'attentat se trouve en Isère, dans la ville de Saint-Quentin-Fallavier.

Air Product à Saint-Quentin-Fallavier en Isère
Air Product à Saint-Quentin-Fallavier en Isère Crédit : Capture d'écran Google Maps

11h24 : Un homme soupçonné d'être l'auteur de l'attentat aurait été arrêté, selon des sources proches citées par l'AFP. Il serait connu des services de la DGSI et âgé d'une trentaine d'années, explique Le Dauphiné Libéré.

11h21 : Selon iTélé, "deux hommes à bord d'une voiture" auraient foncé dans l'usine

11h16 : Les informations concernant le possible attentat à Saint-Quentin-Fallavier tombent au compte-gouttes. Mais Christian Estrosi, le maire de Nice a déjà réagi sur Twitter.

11h12 : Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, se rend "immédiatement" sur place. Selon le journal, le préfêt de l'Isère est actuellement sur les lieux. Selon une source proche du dossier, "d'autres attentats ne seraient pas exclus". 

11h09 : Un corps décapité a été retrouvé à proximité de l'usine.

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Un corps décapité et quatre personnes en garde à vue après l'attentat en Isère
Un corps décapité et quatre personnes en garde à vue après l'attentat en Isère
Un cadre d'entreprise "abjectement décapité", des drapeaux islamistes et une explosion: un attentat, dont l'auteur présumé a été arrêté, a été commis vendredi dans un site de gaz industriels en Isère, moins de six mois après ceux de Paris.
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2015-06-26 10:50:00
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