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Taxe contre les pesticides : vers le gel d'une mesure mal ficelée ?

Les agriculteurs en colère font pression afin de geler la taxe sur les pesticides, jugée mal ficelée de l'avis même du ministre de l'Agriculture.

Un agriculture français répand des pesticides dans un champ (illustration).
Un agriculture français répand des pesticides dans un champ (illustration).
Crédit : Jean-Francois MONIER / AFP
Taxe contre les pesticides : vers le gel d'une mesure mal ficelée ?
01:49
Taxe contre les pesticides : vers le gel d'une mesure mal ficelée ?
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Virginie Garin & Ryad Ouslimani

Après la taxe carbone sur les carburants, voici une autre taxe écologique qui pourrait disparaître. Il s'agit d'une taxe sur les pesticides que devaient payer les agriculteurs, et qui les met très en colère. C'est une redevance sur la pollution payée par tous ceux qui utilisent des pesticides. Elle existait déjà, mais elle devait fortement augmenter en janvier prochain et son histoire est assez édifiante. 

D'abord, l'administration s'est trompée. Elle devait rapporter 50 millions d'euros, les agriculteurs n’étaient pas très contents, mais avaient fini par se résigner. Sauf qu'ils ont refait leurs calculs et ont découvert qu'elle allait leur coûter plus du double, entre 1.000 et 1.500 euros par ferme. Le ministre de l'agriculture le reconnait et explique que l’administration s'est trompée en la calculant. 

Autre problème :  cette taxe a été présentée comme une mesure écologique pour réduire l'usage des pesticides en France. Elle doit servir a financer, aider les agriculteurs a trouver des solutions moins polluantes; Seulement voilà si la moitié de l'argent va effectivement a ce genre de programme, l'autre moitié va directement renflouer les caisses de Bercy. Ce qui a mis en colère la FNSEA, qui appelle a son tour à manifester la semaine prochaine. 

Comme pour la taxe carbone, cette taxe pesticide, a été mal ficelée. Elle a été présentée comme une décision écologique, elle l'était en partie, mais complètement. Donc le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume espère pouvoir convaincre son collègue de Bercy de lâcher du lest, de la geler à son tour. Et ce pour tenter de calmer la colère des agriculteurs. Car ils sont de plus en plus nombreux à enfiler des gilets jaunes.

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