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Réforme du bac : ce qui pose problème

ÉCLAIRAGE - Les E3C, les épreuves communes du contrôle continu, sont vivement critiquées par élèves, professeurs et syndicats, notamment car elles créeraient des inégalités.

Des copies du baccalauréat dans une salle de classe. Cette année, il n'y aura pas d'épreuve en raison de la pandémie de coronavirus (Illustration).
Des copies du baccalauréat dans une salle de classe. Cette année, il n'y aura pas d'épreuve en raison de la pandémie de coronavirus (Illustration). Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
Photo Esther
Esther Serrajordia et AFP

Sujets divulgués, examens perturbés, voire reportés : le nouveau bac qui a démarré la semaine du 20 janvier avec les premières épreuves de contrôle continu a connu un début "chaotique". Chaque jour, des dizaines d'établissements sont bloqués. 

Décidée par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, la grande nouveauté du nouveau bac sont les E3C, les épreuves communes de contrôle continu. Ces dernières sont réparties en trois sessions : deux en première, et une en terminale. Pour la toute première, cela consiste en deux heures d'histoire-géographie, une heure par langue vivante, et des mathématiques pour les classes technologiques. Au total, chaque épreuve compte pour 1,7% dans la note finale, et 30% à l'issue des trois sessions. 

Syndicats, professeurs et lycées ont appelé à diverses actions pour "faire barrage" à ce nouveau bac qui, selon eux, va créer des inégalités. Ils dénoncent des disparités sur les sujets. Ce sont en effet les enseignants qui choisissent les sujets dans une banque mise à disposition par le ministère. Or, beaucoup de professeurs soulignent le fait que celles-ci ont été mises à disposition trop tard - le 9 décembre dernier. 

Manque de sécurité

Les professeurs critiquent également un manque de sécurité et de confidentialité autour des sujets. Dans une tribune publiée par Libération lundi 3 février, 250 profs dénoncent des épreuves qui se passent dans "des conditions stupéfiantes". "Chapitres non étudiés, erreurs dans les sujets, échanges entre candidats, élèves placés deux par table, accès au téléphone portable, etc.". Ils racontent également qu'une fois l'épreuve finie, les candidats mettent les sujets en ligne. 

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Enfin, plane une incertitude autour de la question des corrections. "Aucun texte réglementaire n'a pour l'instant été diffusé par l'administration", dit la tribune. 

Nous demandons un contrôle continu pur et dur

Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN
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Plusieurs syndicats veulent ainsi mettre un terme à ces épreuves. "Nous demandons un contrôle continu pur et dur, prenant en compte les bulletins de note, avec également un maintien d'épreuves finales étalées sur les années de première et terminale, mais réduites", explique à l'AFP Philippe Vincent, à la tête du SNPDEN (premier syndicat de proviseurs). 

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, estime, dans un communiqué, qu'il faut revenir d'urgence à des épreuves terminales en fin d'année, qui "garantissent aux élèves les conditions d'un bac national, garant de l'égalité devant l'examen". 

Côté ministère, le comité de suivi du nouveau bac tirera le bilan de cette première session en mars. Selon l'un de ses membres, il devrait proposer d'alléger nettement leur organisation pour la deuxième session d'épreuves qui démarre fin avril. 

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