2 min de lecture Santé

Reblochon contaminé : ouverture d'une enquête après la mort d'un enfant

Parmi les 14 enfants inclus dans l'investigation de l'épidémie, six ont été atteints par un syndrome hémolytique et urémique (SHU). L'un d'entre eux est décédé.

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7748553_562c0eec-65dd-11e8-93a7-968806526ab9-1_1000x625 Crédit : JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'agence sanitaire Santé publique France a annoncé ce vendredi 1er juin l'ouverture d'une enquête sur le décès suspect d'un enfant. Son but est de déterminer s'il a été causé par du reblochon soupçonné d'être contaminé à la bactérie E. coli.

La même journée, en début de soirée, la fromagerie familiale Chabert, qui fabrique ce reblochon, avait annoncé le rappel de nouveaux lots "par mesure de précaution", après deux précédents rappels les 11 et 14 mai. "Au 31 mai 2018, 14 enfants âgés de un à cinq ans sont inclus dans l'investigation de cette épidémie", a précisé Santé publique France dans un communiqué. Parmi ces 14 enfants, six ont été infectés par une même souche de la bactérie et on sait avec certitude qu'ils ont consommé du reblochon incriminé. 

Ces six enfants, qui vivent dans plusieurs régions différentes (Centre-Val de Loire, PACA, Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Pays-de-la-Loire), ont tous été atteints par un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Une maladie dont l'origine est le plus souvent alimentaire, et potentiellement grave pour les jeunes enfants.

Il s'agit d'une complication d'un épisode de diarrhée souvent sanglante, qui peut provoquer une insuffisance rénale aiguë. Un des enfants atteints de SHU est décédé. "A ce jour, on ne peut ni écarter ni affirmer que ces cas de SHU soient liés à la consommation de reblochon", a souligné l'agence sanitaire. Pour les huit autres enfants, "des investigations sont en cours" car on ne sait pas s'ils ont ou non consommé le reblochon incriminé.

D'autres lots de fromage également suspectés

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Fabriqués à Cruseilles (Haute-Savoie), les reblochons sont vendus sous les marques "Chabert", "LeTartiflard", et celles de distributeurs d'un certain nombre d'enseignes comme "Nos régions ont du talent" (Leclerc) et "Saveurs de nos Régions" (Lidl).

"Des recherches croisées ont mis en évidence qu'en plus des lots rappelés le 14 mai (reblochon entier), des demi reblochons et le fromage 'LeTartiflard' (un fromage de Savoie au lait cru) sont également suspectés", a indiqué dans un communiqué l'entreprise Chabert qui procède donc à un rappel "de lots complémentaires de reblochon par mesure de précaution". Interrogée par l'AFP, l'entreprise n'a pas précisé les volumes concernés, assurant juste qu"'il s'agissait de petites quantités".

Céline Chabert, la dirigeante de la fromagerie, a assuré avoir "renforcé les analyses à la production du lait dans un laboratoire indépendant pour déterminer la source de présence éventuelle d'E. Coli O26". Sur les 456 analyses réalisées, "100% des lots analysés sont conformes", selon le communiqué de la société. Pour autant, "par mesure de précaution, aujourd'hui et jusqu'à nouvel ordre, le lait des producteurs du site de Cruseilles est écarté".

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