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Professionnels de santé menacés : l'État doit "jouer son rôle", pour le médecin Jérôme Marty

INVITÉ RTL - Jérôme Marty, médecin généraliste, a évoqué les menaces de mort dont sont la cible des professionnels de santé par des anti-vax.

Un médecin porte un stéthoscope autour du cou (illustration)
Un médecin porte un stéthoscope autour du cou (illustration)
Crédit : HANNAH MCKAY / POOL / AFP
Professionnels de santé menacés : l'État doit "jouer son rôle", pour le médecin Jérôme Marty
04:40
L'invité de 7h20 du 08 septembre 2021
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Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Julien Vattaire

Depuis plusieurs mois, des médecins sont victimes de menaces par des antivaccins. Face à ce fléau, ils se sont réunis et mobilisés ensemble, sous l'impulsion de Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l'Union française pour une médecine libre. Des plaintes ont été déposées

"Un certain nombre d'entre nous, des médecins anonymes et des infirmières, sont victimes d'attaques et ont pu porter plainte de leur côté individuellement", a fait savoir Jérôme Marty, sur RTL, ce mercredi 8 septembre. Tous ont reçu des "menaces anonymes par courrier, par téléphone ou sur les réseaux sociaux".

Le médecin urgentiste observe qu'un cap a été franchi avec la dégradation de centres de vaccination et de pharmacies. "On voit clairement que les choses se rapprochent, concède Jérôme Marty. Ce qui nous fait peur, ce n'est pas forcément pour nous qui sommes exposés, mais plus que pour quelqu'un d'anonyme qui pourrait se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et subir des violences".

Une protection demandée par le corps médical

Face à cette poussée de violence, certains médecins demandent à ce que l'État "joue son rôle" et protège "les gens qui sont visés", selon le syndicaliste. "Le langage complotiste qui est employé est tellement énorme que si les gens le croit, ils ne peuvent pas faire autrement que passer à l'acte", dénonce notamment Jérôme Marty. 

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Ainsi, une protection rapprochée pendant un laps de temps et l'application stricte de l'article 40 du code pénal qui impose "à l'élu de faire un signalement au procureur de la République dès l'instant il est au courant d'un crime ou d'un délit", est demandé par un collectif de professionnels de la santé dont figure notamment Jérôme Marty.  

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