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PMA : l’Assemblée vote l’ouverture pour toutes mais avec des réserves

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. L’ouverture de la PMA pour toutes les femmes a été adoptée dans la nuit du 29 au 30 juillet par l’Assemblée nationale mais après le retrait de deux mesures.

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PMA : l'Assemblée vote l'ouverture pour toutes mais avec des réserves Crédit Image : THOMAS COEX / POOL / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Générique 1
Vincent Derosier édité par Sarah Rozenbaum

L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit du 29 au 30 juillet l’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, la mesure-phare du projet bioéthique examiné en ce moment en seconde lecture. La droite s’opposait farouchement à cette réforme. Pourtant, le gouvernement avait ôté du texte les mesures les plus controversées.

Le bras de fer le plus spectaculaire n’a pas eu lieu entre la droite et le gouvernement mais en coulisses, au sein même de la majorité. Jean Castex qui a même dû appeler une partie des marcheurs mardi dernier, à rentrer dans le rang : "Cet équilibre issu du vote en première lecture, le gouvernement demande solennellement à l’Assemblée de le préserver."

Le Premier ministre fait référence à deux mesures notamment réclamées par une partie des marcheurs : d’abord la PMA post-mortem qui permet à une femme de continuer son parcours de PMA même si son compagnon est décédé. L’amendement a été rejeté par le gouvernement.

5 ans, c'est le délai d'attente pour un don d'ovocytes

L’autre amendement polémique, c’est celui dit de la Ropa pour les couples de femmes. Cette technique permet à une femme de donner un ovocyte pour réaliser une fécondation in vitro avec un tiers-donneur et c’est la deuxième femme qui porte l’enfant. 

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Le co-rapporteur En Marche du texte, Jean-Louis Touraine, a tout tenté pour défendre cette mesure : "Quand une femme qui va porter un enfant dans son propre utérus n’a pas les ovocytes susceptibles d’être fécondés, évidemment, elle a besoin d’un don d’ovocytes et il est un petit peu absurde de lui demander d’attendre 5 ans qui est le délai moyen pour obtenir ces ovocytes venant d’une donneuse anonyme alors qu’elle a une volontaire à côté d’elle qui est la mère du même enfant." 

En vain, la proposition a été rejetée également par le gouvernement qui maintient une forme de "en même temps" pour ne pas trop fâcher l’opposition de droite.

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