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L'Iran, "corrompu" et "mal géré", a pourtant tous les atouts pour s'en sortir, estime François Lenglet

Le pays est sujet à une crise économique profonde, en raison de la corruption, de la mauvaise gestion et des sanctions internationales. Un changement de régime pourrait toutefois offrir une lueur d'espoir pour redresser l'économie et exploiter pleinement le potentiel du pays.

Des manifestants à Téhéran le 9 janvier 2026

Crédit : MAHSA / Middle East Images / Middle East Images via AFP

Iran : la bérézina économique, racine de la crise... Et pourtant, ce pays a tous les atouts pour réussir

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Iran : la bérézina économique, racine de la crise... Et pourtant, ce pays a tous les atouts pour réussir

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François Lenglet - édité par Alexian Giron

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C'est un naufrage. L'Iran, malgré ses réserves pétrolières et gazières parmi les premières au monde est exsangue. Le PIB pour chacun des 88 millions d'habitants, est de 10% de la moyenne de l'Union européenne. Selon les produits, l'inflation atteint 50 à 80% par an. Cette hausse des prix a été le déclencheur des mouvements sociaux et politiques qui secouent le pays. 

Le pays, corrompu, mal géré et sous sanctions internationales, ne parvient plus ni à produire, ni à exporter. Le budget manque ainsi d'argent pour financer les transferts à la population, obligeant la banque centrale à imprimer des billets. Créer de la monnaie sans richesse correspondante, cela conduit à l'inflation. Personne ne veut garder de rial, la monnaie locale. L'or et le dollar sont les seules monnaies qui incite de la confiance. 

L'Iran produit péniblement 1,7 million de barils par jour, équivalent à moins de 2% de la consommation mondiale. À cause des sanctions, ce pétrole n'est pas vendable sur les marchés internationaux. Il est donc acheté en quasi-totalité par la Chine, via de petites raffineries dans le Shandong qui payent des prix cassés et opèrent avec l'assentiment tacite de Pékin.

Un sous-sol riche en hydrocarbures

La Chine paye le pétrole en yuan, qui ne sont dépensables qu'auprès des fournisseurs chinois. L'Empire du Milieu est donc devenu le premier partenaire commercial de l'Iran, devant la Turquie. Malgré cela, les pénuries sont très importantes, pour la nourriture et les médicaments en particulier. 

Les sanctions internationales sont à l'origine du soulèvement actuel, par la crise économique qu'elles ont provoquée, lorsqu'elles ont été durcies lors du premier mandat de Donald Trump, en 2018. Si les États-Unis s'en prennent, comme pour le Venezuela, à la flotte de navires "fantômes", sans immatriculation, qui servent à acheminer le pétrole en Chine, les sanctions pourraient porter davantage.

Si un changement de régime avait lieu, le pays a des atouts lui permettant de potentiellement s'en remettre rapidement. L'Iran a l'avantage de posséder un sous-sol riche en hydrocarbures, une population avec une élite universitaire bien formée, et une culture solide et millénaire. L'économie entière est toutefois à reconstruire. 

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