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Paris : les toxicomanes évacués du jardin d'Éole, où sont-ils allés ?

RÉCIT - Les toxicomanes du jardin d'Éole, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ont été évacués dans la nuit de mardi à mercredi 30 juin. Mais il semble que le problème n'ait été que déplacé.

Le jardin d'Éole lors des tirs de mortiers dans le XVIIIème arrondissement
Le jardin d'Éole lors des tirs de mortiers dans le XVIIIème arrondissement
Crédit : Capture d'écran @Collectif191
Paris : les toxicomanes évacués du jardin d'Éole, le problème déplacé ?
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micro générique
Sébastien Rouxel - édité par Cassandre Jeannin

Le Jardin d'Éole dans le XVIIIème arrondissement de Paris ressemble ce mercredi 30 juin à tous les autres. Les toxicomanes et particulièrement les consommateurs de crack ont été évacués mardi soir. Anne Hidalgo, la maire de Paris s'est rendue sur place ce mercredi matin. Pour les riverains qui étaient à bout, c'est un soulagement relatif.

Des agents de la ville de Paris sont entrés en action, vêtus de combinaisons de protection, pour nettoyer le parc et éviter que les enfants ne tombent sur des seringues et autres résidus de consommation de drogue. Le jardin doit, en théorie, devenir impossible d'accès aux consommateurs de crack grâce au "renforcement de la présence humaine et des policiers" qui auront pour mission de "s’assurer que personne ne rentre dans le parc" avec un couteau, dans un "état instable" ou en "ayant un comportement de nature à mettre en danger", a indiqué une source proche du dossier. Un "programme d’activités" pour les riverains est également prévu dans le parc.

La situation aux abords du jardin est "assez confuse". Si plus aucun consommateur de crack ne s'y trouve, "une quinzaine de toxicomanes sont toujours présents" dans le quartier. Des campements ont déjà été installés cette nuit. 

Pour Patrice, riverain de 35 ans, on ne fait que déplacer le problème : "Ils étaient Porte de la Chapelle, on les a évacués, ils sont venus à Stalingrad, ils sont restés quelques années. Aller les chasser du jardin d'Éole tant mieux parce que la population va reprendre un peu le jardin mais ces toxicomanes ne vont pas disparaître comme ça par enchantement".

Il nous faut une prise en charge thérapeutique, il faut de l'hébergement.

Anne Hidalgo
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Pour Anne Hidalgo cette évacuation ne règlera pas le problème. "Il nous faut une prise en charge thérapeutique, il faut de l'hébergement. C'est la demande que j'ai faite à l'État pour la mobilisation d'un ou plusieurs lieux, pas du tout à ciel ouvert". Si l'État ne prend pas ses responsabilités, a-t-elle dit, la mairie de Paris mettra elle-même en place des lieux de prise en charge. Reste à savoir ou et quand.

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