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Paris : les femmes de militaires manifestent leur "colère"

Pression psychologique, épuisement, absence de reconnaissance, soldes payés tardivement... Ces femmes dénoncent des "bugs à répétition" qui empoisonnent la vie des militaires.

Les "Femmes de militaires en colère" ont manifesté à Paris samedi 26 août 2017.
Les "Femmes de militaires en colère" ont manifesté à Paris samedi 26 août 2017.
Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA
Paris : les épouses des soldats de l'opération sentinelle manifestent leur colère
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La rédaction de RTL

Les épouses des militaires de l'opération Sentinelle ont battu le pavé parisien, samedi 26 août, pour dénoncer les piètres conditions de travail de leur conjoint. Triste coïncidence : un jeune soldat participant à cette opération déployée au lendemain des attentats de janvier 2015 s'est donné la mort la veille dans les locaux de la marine nationale, comme l'a révélé une source militaire. 

Parmi les épouses présentes lors de ce rassemblement devant l'hôtel des Invalides, ce drame résonne avec le récit de leur propre mari. "Je me demande combien il en faudra avant que le gouvernement bouge", fulmine Delphine pour qui ces hommes sont "considérés comme des robots". Pression psychologique, épuisement, absence de reconnaissance, soldes payés tardivement... Ces femmes dénoncent des "bugs à répétition" qui empoisonnent la vie des militaires.

Il a dû acheter son gilet pare-balles

Jessica, dont le mari est revenu d'Afghanistan avec 700 euros sur son compte en banque, évoque "une gestion du budget complètement incertaine". "Le frigo n'est pas plein", "on se chauffe au bois", "on a pas le droit aux Restos du cœur" ni à la Croix rouge, énumère-t-elle, visiblement excédée. La vie professionnelle des militaires est également impactée par le manque de moyens. 

D'après Marie, son couple investit près de 200 chaque mois afin d'améliorer l'équipement militaire du conjoint. "Il a dû acheter son gilet pare-balles", s'étrangle-t-elle, avant de décrire la crainte qui la prend au corps lorsqu'il part en mission. "Quand on voit que le matériel défaille, on craint que ça tombe sur lui", poursuit-elle.

À écouter aussi

Toutes se sont déplacées aux Invalides, où sont rendus les hommages aux soldats morts sur le terrain, pour tirer la sonnette d'alarme. Elles se rendront à Toulouse (Haute-Garonne) en septembre pour porter la voix de leur époux, par le devoir de réserve.

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