2 min de lecture Racisme

Mort de George Floyd : "Le racisme est une sorte de pandémie", déplore Dany Laferrière

INVITÉ RTL - L'académicien Dany Laferrière est revenu sur les récents événements aux États-Unis, après la mort de George Floyd.

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Dany Laferrière était l'invité de RTL du 4 juin 2020 Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Alba Ventura édité par William Vuillez

Depuis plusieurs jours, une vague de contestation s'étend aux États-Unis pour dénoncer la mort de George Floyd, afro-américain mort d'asphyxie lors de son interpellation par la police. Une contestation qui s'est transformée en combat contre le racisme. Ce jeudi sur RTL, l'académicien et écrivain Dany Laferrière, qui publie L'exil vaut le voyage aux éditions Grasset, a réagi à ces événements. 

"L'Amérique (les États-Unis, ndlr) est depuis longtemps en proie au chaos, parce qu'il y a un feu incessant qui le nourrit, c'est le racisme ordinaire", explique l'écrivain canado-haïtien en précisant qu'il "faut imaginer le nombre d'événements, d'actes racistes qui ne sont pas télévisés. C'est ce racisme quotidien, ordinaire, qui se fait dans la grisaille, qui compte".

D'après l'académicien, ce racisme ordinaire fait "qu'on jette un regard plus aigu, plus accru sur la situation". "Cela provoque aux États-Unis un sentiment de honte. On en est encore là. Cela dit que le racisme est une pandémie. Partout dans le monde, on proteste contre ce qui se passe aux États-Unis, ce qui est une sorte d’autoportrait. On se voit dans ce qui se passe aux États-Unis", ajoute t-il.  

"Le raciste se compte cas par cas"

La mort de George Floyd, tué par un policier blanc à Minneapolis, aux États-Unis, a relancé la mobilisation contre les violences policières en France. Mardi 2 juin, 20.000 personnes se sont réunies devant le tribunal de Paris en soutien à Adama Traoré, mort lors d'une arrestation policière en juillet 2016. "Le racisme aux États-Unis du point de vue collectif est complètement différent", selon l'écrivain, "parce que les noirs ont l'impression qu'ils sont chez eux et ils sont légitimes. Ils sont même plus légitimes que les blancs car ils ont payé très cher par l'esclavage, leur présence", poursuit-il.

"Le raciste se compte cas par cas", selon Laferrière. "Pour faire changer les choses, il faut faire rentrer la grande classe moyenne américaine dans le débat. Lui faire comprendre qu'elle est complice du racisme", explique l'académicien.

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