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Mort de George Floyd : l'ex-ministre de la Défense accuse Trump de vouloir "diviser" l'Amérique

L'ex-ministre de la Défense Jim Mattis a fermement condamné le rôle joué par Donald Trump pendant que le pays vit un moment historique et se bat contre le racisme, les violences policières et les inégalités sociales. "Donald Trump est le premier président qui n'essaye pas de rassembler les Américains", a-t-il martelé.

Le président américain Donald Trump, le 18 mai 2019.
Le président américain Donald Trump, le 18 mai 2019.
Crédit : Brendan Smialowski / AFP
Camille Descroix & AFP

Jim Mattis, l'ex-ministre de la Défense de Donald Trump, qui avait démissionné pour protester contre le retrait des troupes américaines de Syrie, a accusé le président des États-Unis de tenter de "diviser" l'Amérique.

"De mon vivant, Donald Trump est le premier président qui n'essaye pas de rassembler les Américains, qui ne fait même pas semblant d'essayer", écrit-il dans une déclaration mise en ligne mercredi 3 juin par la revue The Atlantic.

"Au lieu de cela, il tente de nous diviser", ajoute l'ancien général des Marines, très respecté, qui avait jusqu'ici affiché sa réserve sans jamais commenter directement le mandat du milliardaire républicain.

Mattis apporte son soutien aux manifestants

"J'ai observé le déroulement des événements de cette semaine, en colère et consterné", poursuit-il dans ce réquisitoire implacable, soutenant les manifestants qui demandent, selon lui "à raison", l'égalité des droits.

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Depuis la mort le 25 mai à Minneapolis de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc, une vague de colère historique s'est levée dans les villes américaines, dénonçant le racisme, les violences policières et les inégalités sociales

Des centaines de milliers de manifestants ont protesté à travers le pays pacifiquement, mais des pillages et des émeutes ont aussi émaillé le mouvement. Donald Trump, très silencieux sur sa réponse aux maux dénoncés par les manifestants, a en revanche employé un ton martial et menacé de recourir à l'armée pour mater la rue, se présentant en "président de la loi et de l'ordre".

"Nous ne devons pas nous laisser distraire par une poignée de hors-la-loi. Les manifestations, ce sont des dizaines de milliers de personnes de principes qui insistent pour que nous soyons à la hauteur de nos valeurs", a estimé Jim Mattis.

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